Confiance en soi et curiosité, les bases pour être bon en lecture et maths

Victor De Sepausy - 26.12.2018

Patrimoine et éducation - A l'international - mathématiques lecture école - confiance soi apprendre - curiosité enfants apprendre


Les compétences des enfants en mathématiques et lecture seraient conditionnées par leur propre personnalité. Une récente étude des chercheurs en psychologie de l’université du Texas, à Austin, le démontre. 

The Albert Einstein Memorial
The Albert Einstein Memorial – Bernt Rostad, CC BY 2.0


De fait, la maîtrise de la lecture et des maths est associée à un champ de compétences plus large, qui dépasse le cadre des matières scolaires. Certaines d’entre elles sont directement connectées à la maturité de l’enfant, et ses traits de personnalité. Le Journal of Personality and Social Psychology en fait explicitement état.
 

Une attitude avant tout


Et de lister, à la Prévert, la curiosité intellectuelle et la confiance en soi, comme éléments premiers pour rendre les jeunes pousses plus aptes à s’épanouir en mathématiques et en lecture. Viendraient également l’application, la méthode et l’assiduité. 

« Nos résultats fournissent des éléments complémentaires sur l’ensemble complexe des capacités qui interagissent et donnent naissance aux différences dans la réussite scolaire entre les enfants », déclare l’auteure principale de l’étude, Margherita Malanchini, boursière postdoctorale au département de psychologie.

Au cours de précédentes études, les capacités scolaires avaient été reliées à la faculté des enfants à s’autoréguler et maîtriser leur propre comportement — il s’agissait de réactions à des stimuli extérieurs, ou des pulsions internes.

Or, cette approche manquait de précision, attendu que pour faire preuve d’un peu de contrôle, il fallait que plusieurs traits de personnalité se retrouvent déjà épanouis. L’application en faisait partie. 
 

Facteurs génétiques et environnementaux


Pour aboutir à ces nouveaux résultats, les chercheurs ont réuni plus de 1000 jumeaux de 8 à 14 ans. Cela permet de pouvoir observer sur des enfants disposant d’un même matériel générique les influences environnementales qui s’exercent. Ici, le lien entre autorégulation et compétences scolaires. 

En résulte que les capacités opérationnelles strictes, comme planifier, organiser et exécuter des tâches, sont des éléments qui interviennent dans la maitrise de la lecture et des mathématiques.

L’étude montre aussi que les enfants dont ces capacités sont plus développées sont également ceux qui font preuve d’une plus grande curiosité intellectuelle et de confiance en eux. Ces éléments seraient attribués tant à des éléments génétiques, pour 40 %, qu’à des facteurs environnementaux, pour 60 %.

« Cela nous indique que certains facteurs génétiques qui prédisposent les enfants à réussir à l’école sont également identiques à ceux qui les prédisposent à s’ouvrir davantage à de nouveaux défis, comme la créativité, la curiosité et la confiance », conclut le professeur Tucker-Drob, qui a mené les recherches avec le Pr. Paige Harden, pour l’université du Texas.

via Science Daily


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