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Contes de Charles Perrault : le manuscrit de Cendrillon

La rédaction - 19.12.2016

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Contes Charles Perrault - manuscrit Cendrillon - Éditions des Saints-Pères


Pour donner plus de magie aux fêtes, les Éditions des Saints-Pères rééditent les manuscrits inédits des contes de Charles Perrault. Huit textes signés de l'auteur sont réunis dans un double coffret avec les contes de Ma mère L’Oye et Histoires ou contes du temps passé. Un cadeau précieux, d'autant plus que rare : le tirage limité, et chaque coffret des manuscrits numéroté de 1 à 1400.

 

En partenariat avec ActuaLitté, Les Saints-Pères dévoilent chaque jour un extrait des Contes de Perrault, accompagnés de l'illustration du manuscrit original. Aujourd'hui, redécouvrons Cendrillon.

 

 

Il était une fois un Gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu'on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le Mari avait de son côté une jeune fille, mais d'une douceur et d'une bonté sans exemple ; elle tenait cela de sa Mère, qui était la meilleure personne du monde.

 

Les noces ne furent pas plus tôt faites, que la Belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur; elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haïssables.

 

LES CONTES DE PERRAULT voir le manuscrit

 

Elle la chargea des plus viles occupations de la Maison: c'était elle qui nettoyait la vaisselle et les montées, qui frottait la chambre de Madame, et celles de Mesdemoiselles ses filles ; elle couchait tout au haut de la maison, dans un grenier, sur une méchante paillasse, pendant que ses soeurs étaient dans des chambres parquetées

 

 

 

Il estoit une fois un Gentil-homme qui épousa en secondes nopces une femme, la plus haütaine & la plus fiere qu'on eut jamais veuë. Elle avoit deux filles de son humeur, & qui luy ressembloient en toutes choses. Le Mari avoit de son costé une jeune fille, mais d'une douceur & d'une bonté sans exemple, elle tenoit cela de sa Mere, qui estoit la meilleure personne du monde.

 

Les nopces ne furent pas plûtost faites, que la Belle-mere fit éclater sa mauvaise humeur, elle ne pût souffrir les bonnes qualitez de cette jeune enfant, qui rendoient ses filles encore plus haissables.

 

Elle la chargea des plus viles occupations de la Maison:c'estoit elle qui nettoyoit la vaiselle & les montées, qui frottoit la chambre de Madame, & celles de Mesdemoisselles ses filles: elle couchoit tout au haut de la maison dans un grenier sur une méchante paillasse, pendant que ses sœur estoient dans des chambres parquetées, où elles

 

 

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