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Contes de Charles Perrault : le manuscrit Le Petit poucet

La rédaction - 21.12.2016

Patrimoine et éducation - Patrimoine - manuscrit Le Petit poucet - contes Charles Perrault - éditions Les Saints Pères


En cette période de fête, les Éditions des Saints-Pères offrent de redécouvrir des manuscrits inédits. La nouvelle publication de cette maison dévoile huit contes signés de Charles Perrault. Deux beaux livres proposés dans un coffret réunissant les contes de Ma mère L’Oye et Histoires ou contes du temps passé. Des ouvrages précieux au tirage limité : chaque exemplaire est numéroté de 1 à 1400.
 
En partenariat avec ActuaLitté, Les Saints-Pères dévoilent chaque jour un extrait des Contes de Perrault, accompagnés de l'illustration du manuscrit original : aujourd'hui, dernier texte, avec Le Petit poucet.

 

 

Il était une fois un Bûcheron et une Bûcheronne qui avaient sept enfants tous Garçons. L'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept. On s'étonnera que le Bûcheron ait eu tant d'enfants en si peu de temps; mais c'est que sa femme allait vite en besogne, et n'en faisait pas moins que deux à la fois.

 

LES CONTES DE PERRAULT : voir le manuscrit 

 

Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. Ce qui les chagrinait encore, c'est que le plus jeune était fort délicat et ne disait mot : prenant pour bêtise ce qui était une marque de la bonté de son esprit.

 

Il était fort petit, et quand il vint au monde, il n'était guère plus gros que le pouce, ce qui fit que l'on l'appela le petit Poucet. Ce pauvre enfant était le souffre-douleur de la maison, et on lui donnait toujours le tort. Cependant il était le plus fin, et le plus avisé de tous ses frères, et s'il parlait peu, il écoutait beaucoup. Il vint une année très fâcheuse [...]

 

 

Il estoit une fois un bucheron et une bucheronne qui avaient sept enfans, tous garçons ; l’aîné n’avait que dix ans, et le plus jeune n’en avait que sept. On s’estonnera que le bucheron ait eu tant d’enfans en si peu de temps ; mais c’est que sa femme allait viste en besogne, et n’en faisait pas moins que deux à la fois.

 

Ils estaient fort pauvres, et leurs sept enfans les incommodaient beaucoup, parce qu’aucun d’eux ne pouvait encore gagner sa vie. Ce qui les chagrinait encore, c’est que le plus jeune estait fort delicat et ne disait mot, prenant pour bestise ce qui estait une marque de la bonté de son esprit. Il estait fort petit, et, quand il vint au monde, il n’estait gueres plus gros que le pouce, ce qui fit que l’on l’appella le Petit Poucet.

 

Ce pauvre enfant estoit le souffre-douleurs de la maison, et on lui donnoit toûjours le tort. Cependant il estoit le plus fin et le plus avisé de tous ses freres, et, s’il parloit peu, il écoutoit beaucoup.

 

Il vint une année très-fâcheuse [...]