Contes de Perrault : le manuscrit de La Barbe bleue

La rédaction - 15.12.2016

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Contes Charles Perrault - manuscrit La Barbe bleue - coffret tirage limité


Partir à la redécouverte des Contes de Ma mère L’Oye ou des Histoires ou contes du temps passé de Charles Perrault... C’est le voyage que les Editions des Saints-Pères offrent d’entreprendre, avec le manuscrit réunissant dans un coffret numéroté huit contes. Un tirage limité à 1400 exemplaires, et un beau livre à feuilleter.

 

En partenariat avec ActuaLitté, Les Saints-Pères présentent chaque jour un extrait de ces Contes de Perrault, accompagnés de l’illustration du manuscrit original.

 

 

 


Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la Campagne, de la vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderie, et des carrosses tout dorés ; mais par malheur cet homme avait la Barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuît de devant lui.

 

Une de ses Voisines, Dame de qualité, avait deux filles parfaitement belles. Il lui en demanda une en Mariage, et lui laissa le choix de celle qu'elle voudrait lui donner. Elles n'en voulaient point toutes deux, et se le renvoyaient l'une à l'autre, ne pouvant se résoudre à prendre un homme qui eût la barbe bleue. Ce qui les dégoûtait encore, c'est qu'il avait déjà épousé plusieurs femmes, et qu'on ne savait ce que ces femmes étaient devenues.

 

LES CONTES DE PERRAULT voir le manuscrit

 

La Barbe bleue, pour faire connaissance, les mena avec leur Mère, et trois ou quatre de leurs meilleures amies, et quelques jeunes gens du voisinage, à une de ses maisons de Campagne, où on demeura huit jours entiers. Ce n'était que promenades, que parties de chasse et de pêche, que danses et festins, que collations : on ne dormait point, et on passait toutes les nuits [...]

 

 

Il estoit une fois un homme qui avoit de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d’or et d’argent, des meubles en broderies, et des carosses tout dorez. Mais, par malheur, cet homme avoit la barbe bleuë : cela le rendoit si laid et si terrible qu’il n’estoit ni femme ni fille qui ne s’enfuit de devant luy.

 

Une de ses voisines, dame de qualité, avoit deux filles parfaitement belles. Il luy en demanda une en mariage, et luy laissa le choix de celle qu’elle voudroit luy donner. Elles n’en vouloient point toutes deux, et se le renvoyoient l’une à l’autre, ne pouvant se resoudre à prendre un homme qui eut la barbe bleuë. Ce qui les dégoûtoit encore, c’est qu’il avoit déjà épousé plusieurs femmes, et qu’on ne sçavoit ce que ces femmes estoient devenuës.

 

La Barbe-Bleue, pour faire connoissance, les mena, avec leur mere et trois ou quatre de leurs meilleures amies et quelques jeunes gens du voisinage, à une de ses maisons de campagne, où on demeura huit jours entiers. Ce n’estoit que promenades, que parties de chasse et de pesche, que danses et festins, que collations : on ne dormoit point, et on passoit toutes les nuits [...]