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Contes de Perrault : le manuscrit du Petit Chaperon rouge

La rédaction - 14.12.2016

Patrimoine et éducation - Patrimoine - le Petit Chaperon rouge - Contes Perrault manuscrit - Editions Saints Pères


Les Éditions des Saints-Pères célèbrent Noël en racontant de belles histoires. La maison présente un double volume où se retrouvent les œuvres de Charles Perrault : les contes de Ma mère L’Oye et Histoires ou Contes du temps passé sont ainsi réédités pour le bonheur des collectionneurs. Un manuscrit rare, puisque chaque coffret est numéroté de 1 à 1400. 

 

En partenariat avec ActuaLitté, Les Saints-Pères présentent chaque jour un extrait de ces Contes de Perrault, accompagnés de l’illustration du manuscrit original.

 

 

 

Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su voir : sa mère en était folle, et sa grand-mère plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien, que partout on l'appelait le petit Chaperon rouge.
Un jour, sa mère ayant fait des galettes, lui dit : "Va voir comment se porte ta mère-grand : car on m'a dit qu'elle était malade; porte-lui une galette et ce petit pot de beurre." Le petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand, qui demeurait dans un autre village.

 

LES CONTES DE PERRAULT voir le manuscrit


En passant dans un bois, elle rencontra compère le Loup qui eut bientôt envie de la manger ; mais il n'osa, à cause de quelques bûcherons qui étaient dans la forêt. Il lui demanda où elle allait. La pauvre enfant, qui ne savait pas qu'il était dangereux de s'arrêter à écouter le loup, lui dit : "Je vais voir ma mère-grand, et lui porter une galette, avec un pot de beurre que ma mère lui envoie."
"Demeure-t-elle bien loin?" lui dit le loup.
"Oh ! Oui", lui dit le petit Chaperon rouge ; "c'est par-delà le petit moulin que vous voyez tout là-bas, là-bas à la première maison du village."

 

 

 

Il estoit une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eut sçû voir ; sa mere en estoit folle, et sa mere-grand plus folle encore. Cette bonne femme luy fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seïoit si bien que partout on l’appelloit le petit Chaperon rouge.

Un jour, sa mere, ayant cui et fait des galettes, luy dit :

« Va voir comme se porte ta mere-grand, car on m’a dit qu’elle estoit malade. Porte-luy une galette et ce petit pot de beurre. »

Le petit Chaperon rouge partit aussi tost pour aller chez sa mere-grand, qui demeuroit dans un autre village. En passant dans un bois, elle rencontra compere le Loup, qui eut bien envie de la manger, mais il n’osa, à cause de quelques bucherons qui estoient dans la forest. Il luy demanda où elle alloit. La pauvre enfant, qui ne sçavoit pas qu’il estoit dangereux de s’arrester à écouter un loup, luy dit :

« Je vais voir ma mere-grand, et luy porter une galette avec un petit pot de beurre, que ma mere luy envoye.

— Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le Loup.

— Oh ouy, dit le petit Chaperon rouge : c’est par delà le moulin que vous voyez