Contre le “franglais”, “parvenir à une meilleure sensibilisation des décideurs”

Antoine Oury - 21.09.2020

Patrimoine et éducation - Patrimoine - franglais elus - langue francaise - anglais usage


Publicité, monde du travail, services publics et même élus ou décideurs : l'usage du « franglais » semble se développer d'année en année, malgré la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi du français. La délégation générale à la langue française et aux langues de France, rattachée au ministère de la Culture, chargé de défendre l'usage du français, entend intensifier son travail auprès des décideurs.

Le Garbage, s'il vous plait !


L'usage du franglais reste préoccupant : en novembre 2019, l'Académie française avait tapé du poing sur la table, après plusieurs sorties de responsables politiques français, mêlant anglais et français. Le président de la République lui-même, avant le sommet de la Francophonie en octobre 2018, avait prononcé un discours particulièrement remarqué pour son usage immodéré du franglais.

Depuis, la crise sanitaire a balayé le monde entier, colportant avec elle des termes techniques médicaux souvent issus de l'anglais, comme le fameux cluster, utilisé pour désigner un foyer contagieux...

En décembre 2019, pour faire suite aux inquiétudes de l'Académie française, le député Hugues Renson (Paris, La République en Marche) avait interrogé le ministère de la Culture sur les actions mises en œuvre afin de contrer cet usage croissant du franglais. Il citait plusieurs offres commerciales, dont celles de la SNCF, de la RATP ou de La Poste, qui utilisaient des expressions anglaises.

À ce sujet, la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) garantit une vigilance constante, intervenant « systématiquement, dès lors qu'elle constate ou qu'est porté à son attention un manquement » à la loi n° 94-665 du 4 août 1994, aussi connue comme la « loi Toubon ». La délégation indique ainsi avoir interpelé La Poste et le syndicat des transports d'Île-de-France après avoir constaté des irrégularités.
 
L'Académie française s'inquiétait d'un usage du franglais par les décideurs : la DGLFLF, qui partage cette préoccupation, entend adapter ses moyens d'action. « Au sein même des services de l'État, une réflexion est menée avec les hauts fonctionnaires chargés de la langue française et de la terminologie afin de parvenir à une meilleure sensibilisation des décideurs, et à une implication plus forte des différents ministères en matière d'emploi de la langue française », souligne le ministère de la Culture de Roselyne Bachelot.

Le député Hugues Renson s'interrogeait enfin sur « un dispositif d'école en anglais, où les enfants, de la maternelle au CM2, suivent leur cours de lecture, d'histoire ou de mathématiques en anglais », mis en place par une dizaine de maires d'Île-de-France avec le concours de l'Éducation nationale. Le ministère de la Culture indique que ce programme a comme « objectif de renforcer les capacités linguistiques des élèves, en exploitant leur potentiel d'acquisition dès les premières années de la scolarité ».

À ce titre, « la langue française reste assurément celle des apprentissages dans les écoles de la République ».


Photographie : illustration, Global X, CC BY 2.0


Commentaires
Bonjour !

Beaucoup de commentaires possibles !

Pour éviter une intervention trop longue et indigeste, je me contente d'abord de transférer ce qui suit.

Malheureusement le lien n'est pas actif dans ce champ mais rien n'est plus aisé que de le trouver sur le web !

CHRISTIAN NAUWELAERS



L'Afrav, une association loi 1901 Communiqué de l'A.FR.AV

Association Francophonie Avenir : http://www.francophonie-avenir.com

Objet : Contre la certification obligatoire en langue anglaise imposée dans l'enseignement supérieur !



CHRISTIAN NAUWELAERS
RECTIFICATION que je suis heureux d'apporter !

Contrairement à ce que le non-geek (oui un anglicisme, un petit car il se justifie ici !) que je suis s'imaginait, ce lien de l'Association Francophonie Avenir est bien actif et c'est tant mieux !

CHRISTIAN NAUWELAERS
La réponse me semble triviale. Tout usage de franglais (ou du langage dit inclusif) vaut coupure des subventions publiques à l'organisme d'État qui s'en fait la promotion, avec blâme pour le directeur de l'établissement. Tout second blâme vaut mise à pied du directeur.

Quand on veut, on peut !

Pour le privé, on ne peut rien faire (sauf suspendre les aides publiques, s'il y en a... pour cinq ans, histoire quand même de marquer le coup).
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