Correspondance inédite de l'auteure d'Autant en emporte le vent

Louis Mallié - 24.06.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Margaret Mitchell - Autant en emporte le vent - Vente aux enchères


Publié en 1936 et lauréat du prix Pullitzer en 1937, Autant en emporte le vent continue d'intriguer. Et pour preuve, la correspondance de son auteure, Margaret Mitchell, avec plusieurs admiratrices a été mise aux enchères sur le site américain rrauction.com, dans une vente qui s'achèvera le 26 juin.

 

 

 

 

« Rhett va-t-il revenir à sa femme ? Vous me mettez dans une position délicate, voyez-vous, je ne le sais pas moi-même », écrit le 4 novembre 1936 la romancière à une admiratrice. « Honnêtement, je n'ai jamais songé à ce qui pouvait bien arriver aux personnages après la fin... Vous me demandez si j'ai tout de suite eu l'idée d'écrire un livre après que l'idée me soit venue. Eh bien oui. J'avais chaque détail en tête avant de jeter un seul mot sur le papier. »

 

Et d'ajouter plus loin (ce qui contrarierait peut-être les auteurs des deux suites autorisées du roman) :  « Je n'ai pas prévu de suite, et du simple fait que je n'aime pas écrire, je n'ai aucun projet pour la suite. » De quoi surprendre chez l'auteure d'un roman de près de 500 pages devenu un classique ! On apprend  par ailleurs,  que le personnage d'Ashley fut « le plus difficile à décrire », à cause de son caractère complexe, et que « Melanie n'a jamais su ce qui se passait entre Ashley et Scarlett ». 

 

L'auteure évoque également l'adaptation cinématographique à venir, visiblement préoccupée de savoir quel rôle Clark Gable tiendra dans le film.

 

Datées entre novembre 1936 et et août 1938, les lettres constituent donc des « pièces d'archives jamais publiées et inconnues » d'après Bobby Livingston, un responsable de RR Auction. Mises en vente à 2500 $, elles ont actuellement atteint la somme de 3661 $, et devraient grimper au-delà de 4000 $.