Darcos à l'Assemblée : ne pas « dégrader la qualité de l'enseignement »

Clément Solym - 16.07.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Darcos - professeurs - animateurs


À l'Assemblée nationale hier, Xavier Darcos a dû monter au créneau pour défendre son projet de loi. Ce dernier concerne l'accueil des enfants à l'école, et le ministre, acculé, a expliqué aux députés qu'il ne fallait pas « chercher une manoeuvre de [sa] part pour installer des animateurs à la place des professeurs ».

En effet, rappelant que son projet garantit aux enfants d'école maternelle ou élémentaire publique un accueil durant « le temps scolaire obligatoire pour recevoir les enseignements prévus par les programmes ».

Et c'est toute la politique de remplacement que le ministre envisage de « moderniser en profondeur », estimant anormal que sur les 50.000 remplaçants, 20 % restent inactifs ou inemployés.

Les animateurs ne remplaceront pas les profs

Et de préciser que « ce projet de loi ne portait pas atteinte à la libre administration des communes ». En effet, nulle volonté de « dégrader la qualité de l'enseignement » en installant « des animateurs à la place des professeurs absents », conclut le ministre. On soupirera de soulagement à cette annonce.

D'autre part, « l'accueil pourra être organisé par la commune sans contrainte », étant donné que le projet « substitue la responsabilité administrative de l'État à celle de la commune ». Et M. Darcos est revenu sur les différents éléments de son projet :
  • obligation d'accueil des élèves à partir de 20 % d'enseignants en grève (vote du Sénat, contre 10 % dans le texte initial)
  • compensation financière pour les communes
  • négociations entre États et syndicats, avant la grève, la fameuse « alerte sociale »
  • déclaration du statut de gréviste 48 heures au préalable.
Le texte sera encore examiné aujourd'hui par les députés, en urgence : une seule lecture sera donc faite par assemblée, suite au vote fin juin par le Sénat.