De l'utilisation des manuels numériques à l'école

Clément Solym - 20.03.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - manuels - numériques - école


Avec le développement du livre numérique, la question de sa déclinaison scolaire se pose de façon de plus en plus insidieuse. C'est à cette occasion que l’on a pu écouter, samedi après-midi, au sein du Salon du livre, Françoise Fougeron (directrice générale de Nathan) et Sylvie Marcé (PDG des éditions Belin).


Aux côtés de ces deux maisons d’édition, on retrouvait deux enseignants d’histoire-géographie. Ces derniers sont venus témoignés en leurs qualités d’auteurs de manuels numériques mais aussi de pratiquants chevronnés des nouvelles technologies dans la classe.

Avant l’ouverture des débats, Nathan a proposé une démonstration centrée autour d’un manuel numérique conçu pour la cinquième en anglais. Grâce à une interface ergonomique, il est possible de manipuler aisément les images, de zoomer. Mais, là où l’intérêt est net, c’est lorsqu’on peut joindre au texte, une voix ou bien encore de la vidéo.

Il est loin le temps où l’on voyait encore l’enseignant, accompagné de son magnétophone, faisant suivre ses élèves sur leur livre papier…Enfin, il reste cependant à passer à l’équipement massif de tous les établissements français. Et là, on est bien loin du compte.

En effet, passer d’une salle classique, avec un manuel papier pour chaque élève, à une classe équipée d’un tableau interactif et d’une licence pour le livre numérique représente un coût non négligeable. Surtout qu’il apparaît aux yeux des enseignants utile de garder le livre papier…Alors, ne va-t-on pas vers un redoublement pur et simple des coûts avec, à la clef, une incertitude quant aux répercussions positives sur le niveau des élèves.


Après Nathan, est venu le tour de Belin qui nous a présenté un manuel numérique d’histoire-géographie. Ce dernier permet une interactivité démultipliée. L’enseignant peut changer le texte du livre, modifier les images ou bien choisir d’en incorporer de nouvelles. Une interface spécifique offre également la possibilité de créer son propre cours via la base de données des documents composant le manuel. Une véritable révolution en somme.

Reste à convaincre les enseignants mais également les instances décisionnaires en matière de budget pour équiper les établissements. Si des expérimentations sont actuellement menées dans une soixantaine de collèges, on remarque que seuls 20 % des enseignants utilisent toutes les potentialités de ces nouveaux outils. Quant à l’intérêt pédagogique, il semble que l’on constate une hausse importante de la concentration des élèves, ces derniers se retrouvant devant un écran, ce qu’ils affectionnent tout particulièrement.


Toutefois, une généralisation du numérique à toutes les classes, du primaire au lycée, demandera un temps certain, même si, à présent, il semble difficile de faire marche arrière. Le numérique a fait son entrée dans les établissements, il n’en sortira plus. Reste à en absorber le coût considérable. Il ne faut pas oublier que de telles installations dans toutes les classes demanderaient, dans l’absolu, un technicien informatique dans chaque établissement pour faire face rapidement à toute panne éventuelle…




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