Des avancées dans le conflit entre lycéens et gouvernement

Clément Solym - 11.05.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - conflit - avancées - lycéens


En discussion avec les syndicats étudiants, Xavier Darcos semble marquer des points. Même s’ils maintiennent leur appel à manifester le 15 mai, les syndicats lycéens ont reconnu qu’il y a des «avancées».

Xavier Darcos se félicite des avancées :

Le ministre a reçu durant une heure des représentants de l’UNL (l’Union nationale lycéenne) et de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne). A l’issue de la rencontre, il s’est félicité du «dialogue constructif, malgré un désaccord persistant sur la question du non-renouvellement de 11 200 postes à la rentrée». Concrètement, il s’est engagé à mettre en place un dispositif de «réussite scolaire» dans les 200 lycées les plus en difficultés. Dès cette rentrée, les élèves auront droit à un soutien gratuit.

«Ce sont de vraies victoires que l’on a obtenues grâce à la mobilisation, souligne Alix Nicolet, présidente de la Fidl, en plus le ministre est d’accord pour introduire un rattrapage pour le bac pro qui n’en avait pas. Une inégalité criante est réparée.» La responsable syndicale regrette toutefois n’avoir rien obtenu sur les suppressions de postes, la revendication centrale des manifestants. Pour cette raison, la Fidl défilera le 15 mai avant d’appeler à l’arrêt du mouvement.

Les syndicats restent divisés :

A l’UNL, le premier syndicat lycéen, on est plus circonspect. «Le gouvernement a reculé, se félicite Léo Moreau, le vice-président, il a promis 1 500 postes d’assistants d’éducation et a pris des engagements sur la réforme du lycée qui répondent à nos demandes, comme faire de la terminale une classe où l’on apprend l’autonomie, et préparer un statut du lycéen avec une carte nationale qui donne de vrais droits.» Mais l’UNL se refuse encore à rendre les armes et à parler d’arrêt du mouvement : «Nous verrons après le 15 mai.»

Au bout de presque deux mois de mobilisations qui ont culminé avec 40 000 lycéens à Paris le 16 avril, le ministre peut momentanément souffler. Il sait que le 15 mai, jour de mobilisation de la fonction publique, l’Education sera présente en force. Deux autres journées d’action vont suivre en mai. Mais il a réussi à avancer face aux constations lycéennes.