Des bénévoles à pied d'oeuvre pour restaurer la maison de Roethke

Julien Helmlinger - 26.09.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - Patrimoine - Theodore Roethke - Maison


Dans la ville américaine de Saginaw, Etat du Michigan, une équipe de bénévoles s'active à la rénovation de la maison d'enfance du poète Théodore Roethke ainsi que de celle de son oncle. Deux adresses, les 1805 et 1759 Gratiot Avenue, qui composent ensemble l'actuel Theodore Roethke Home Museum, et qui auraient notamment besoin d'un bon coup de peinture, ainsi que d'une mise à jour de ses systèmes électriques et de leur charme d'antan.

 

 

Jeunes années du poète, sous les serres familiales 

 

 

Cette étape de restauration qui mobilise les volontaires ces jeudis et vendredi n'est qu'une étape dans le cadre d'un programme visant à ce que le musée répondent à l'avenir aux standards de la National Museum Association. Elle rassemble des membres de l'association des Amis de Théodore Roethke ainsi qu'une centaine d'employés de la  Dow Chemical Company, qui soutient le projet via son programme DowGives.

 

Ce programme plus vaste devrait à terme permettre au musée de se doter de collections spéciales et notamment d'une bibliothèque dédiée à la poésie, qui sera ouverte à la communauté. Un havre qui, comme le présente Annie Ransford , présidente des Amis de Théodore Roethke, devrait régaler les yeux des petits et grands.

 

La localité était souvent évoquée dans l'oeuvre poétique de Roethke, à qui étaient chères les évocations de la nature. Notamment par le biais de références aux serres familiales qui servaient alors la W. Roethke Floral Company. Un exemple évocateur peut être trouvé dans le poème Big Wind évoquant le travail nocturne de l'auteur avec son paternel, par temps de tempête : 

Big Wind

 

Where were the greenhouses going,
Lunging into the lashing
Wind driving water
So far down the river
All the faucets stopped ?

 

… We stayed all night,
Stuffing the holes with burlap;
But she rode it out,
That old rose-house,
She hove into the teeth of it,
The core and pith of that ugly storm,
Ploughing with her stiff prow,
Bucking into the wind-waves
That broke over the whole of her,
Flailing her sides with spray,
Flinging long strings of wet across the roof-top,
Finally veering, wearing themselves out, merely
Whistling thinly under the wind-vents;
She sailed until the calm morning,
Carrying her full cargo of roses.

Entre deux ouragans, le poète qui a lutté contre l'alcoolisme et la maladie mentale, et lauréat du Pulitzer 1954, aimait à retrouver sa maison d'enfance. Si l'on peut s'étonner de la contribution de la Dow Chemical Company à la rénovation, société ironiquement contributrice à l'effet de serre,  comme l'exprime Roethke dans The Reckoning 

All profits disappear: the gain
Of ease, the hoarded, secret sum;
And now grim digits of old pain
Return to litter up our home.