Descoings : Allègre et Ferry ? Deux ans avant d'être caramélisés

Clément Solym - 25.05.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Descoings - Ferry - Allègre


Dans quelques jours, la pierre fera du remous dans la mare de l'Éducation nationale. Oh, pas tant, et surtout, personne ne s'attend à une révolution. Mais Richard Descoings qui fut chargé d'aider le ministre actuel à mettre un peu d'ordre dans sa réforme du lycée achève son tour de France des établissements : si « l'état matériel est plutôt bon », le « moral est assez différent », constate-t-il.

« Quand les lycées sont situés dans des bassins d’emploi que la crise ne met pas totalement en danger, le moral ne va pas trop mal, car les lycéens savent qu’ils ont des chances de trouver un travail » dans le cas contraire, on peut se faire une idée très simple des conditions de travail et de vie.

Et revenant sur cette affaire des 123 lycées qui serviraient de pilote pour la réforme, pourtant abandonnée, Richard dit « que ce n’est pas la réalité ». Cependant, aucun établissement qui ne soit pas volontaire n'a été contraint à tester cette réforme.

Dans une longue interview que l'on retrouvera sur BondyBlog, Richard Descoings précise également le sort réservé aux petites options - latin, grec, histoire de l'art - mais également sur le rôle du ministre dans le cadre de l'Éducation nationale.

Et affirmant qu'il ne brigue pas un poste à il en profite pour un petit coup sous la ceinture : « Il ne faut pas confondre la légitimité que peut apporter l’expertise, la connaissance du terrain, la réflexion et la légitimité que, seuls peuvent conférer le combat politique et l’élection. »

D'ailleurs, mieux vaut ne pas s'y risquer si l'on se fie à l'aventure des deux derniers exemples : Claude Allègre et Luc Ferry. «  Ils ont tenu deux ans avant d’être caramélisés. » Et Xavier Darcos ? Il ne fut pas prof lui aussi ?