Dostoïevski et Pouchkine, la passion des Russes pour le jeu

Partenaire - 22.05.2020

Patrimoine et éducation - A l'international - Dostoïevski Pouchkine jeu - cartes jeux Russie - passion jeu Russie


« Il faut parier », clamait le philosophe Pascal, qui nous voyait embarqués sur un drôle de navire. Quelques siècles plus tard, la littérature russe répondait indirectement au janséniste. Voici deux œuvres qui magnifient l’âme et ses passions destructrices. Deux récits de plongée vertigineuse dans les affres des jeux de hasard. Et qui finissent mal, évidemment.



 

Le joueur de Dostoïevski 


Le joueur est un court roman que Dostoïevski, pressé par son éditeur, dicta fébrilement en vingt-sept jours à son épouse. On nous y conte l’histoire d’Alexeï Ivanovich, jeune homme désargenté qui vient d’arriver en Allemagne pour devenir précepteur. Sa famille d’accueil composée de personnages hauts en couleur va peu à peu l’entraîner sur la voie du jeu, le poussant à dépenser de l’argent au casino de la ville. Pour son plus grand malheur, il commencera à gagner, ce qui provoquera sa chute.  
 
Si l’écrivain russe, lui-même addict au jeu, désavoue son personnage et décrit minutieusement les souffrances que provoque cet attrait maladif pour le hasard, il finit par livrer une œuvre ambigüe. Il présente en effet un portrait peu flatteur des protagonistes européens décrits comme froids, calculateurs, plus intéressés par l’argent des affaires que par une virée au casino.

Dostoïevski semble par moment vanter un caractère russe qui préfère vivre de passion destructrice plutôt que vivre sans passion aucune. Avant de s’immerger au plus proche du roman, il faut être prudent : critiquejeu établit un comparatif de plateformes en ligne pour savoir où l’on met les pieds. 
 

La dame de pique, d’Alexandre Pouchkine 


Cette nouvelle fantastique s’ouvre sur un St Perterbourg où règne une véritable passion du jeu. Herman, jeune officier qui, lui, n’a jamais touché une carte de sa vie, apprend que la comptesse Anna Fedotovnar a le pouvoir de faire gagner infailliblement à l’aide d’une combinaison mystérieuse. Il va peu à peu devenir obsédé par l’idée de découvrir ce secret, jusqu’à en devenir fou. 
 
Dans ce récit, considéré comme le chef-d’œuvre de Pouchkine, le surnaturel s’installe progressivement, l’image de la comtesse se confondant peu à peu avec la carte de la dame de pique. Motif récurrent de la littérature sur les jeux de hasard : le pouvoir et l’argent, objectif premier d’Herman, deviennent finalement secondaires devant la fièvre du jeu. 


crédit illustration : Les Joueurs de cartes, de Paul Cézanne - domaine public


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.