Dreamworks rachète Classic Média avec Casper, Charlie et d'autres

Clément Solym - 25.07.2012

Patrimoine et éducation - A l'international - dreamworks - droits d'image - classic media


Le studio cinéma de Spielberg, Dreamworks Animation, rachète Classic Media pour 155 millions de dollars… et son catalogue d'œuvres par la même occasion, s'octroyant ainsi bon nombre de droits d'image. Une idée en tête pour relancer la société un peu bancale ces derniers temps ?

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Dreamworks Animation lançait Le Prince d'Égypte, en 1998, pour concurrencer Walt Disney, ce qui, en soi, a bien fonctionné. Mais depuis l'arrivée des studios Pixar qui ont tout balayé, la société spielbergienne ne va plus si bien. Dreamworks Animation a pourtant plus d'une dizaine de projets sur le feu, dont un spin-off de Madagascar et un Kung-Fu Panda 3. Qu'à cela ne tienne, est-ce suffisant ? D'autres idées germaient puisque le studio vient d'acquérir la structure de Classic Média.

 

Le cœur de ce rachat, c'est surtout le catalogue de personnages que possède Classic Média : « parmi les 450 titres et les 6 100 épisodes du catalogue de Classic Média il y a plusieurs livres dont ils possèdent les droits [(Harvey Comics, Dell, Gold Key)…] en copropriété avec Random House », annonce Publishers Weekly. Des archives et des archives de personnages qui incluent Casper le fantôme, Où est Charlie ?, Rocky et Bullwinkle, Félix le chat, Voltron… Dreamworks Animation souhaite-t-il se lancer dans la production de « nouvelles anciennes » séries animées destinées au jeune public et faire-valoir honorifiquement ses droits sur toute la gamme des dérivés TV, films, livres, BD ?

 

Plus spécifiquement, une partie des droits d'image de ces personnages de livre revient immédiatement à Dreamworks, alors qu'une autre partie est en copropriété, ce qui ne facilite pas l'acquisition intégrale. Reste à déterminer l'usage que fera Dreamworks Animation de ce catalogue.

 

Pour le moment, Classic Média deviendra une société à part-entière de Dreamworks, sous le nom de Dreamworks Classics. La structure gérante ne change pas, avec toujours à la tête du groupe Éric Ellenbogen et John Engelman. Selon Publisher Weekly, la société générait 82.2 millions de dollars avec un bénéfice de 39.2 millions de dollars pour 2011, sous la main de 80 employés.