Échange et tension : le colloque israélo-palestinien tourne court

Clément Solym - 21.07.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - israël - arabe - colloque


Un colloque avec pour thème Écrire aujourd’hui en Méditerranée : échange et tensions à été annulé mardi à révélé son organisateur l’université de Provence.

Prévu pour mars 2011, le colloque devait faire appel à l’écrivain israélien Esther Orner, ce qui a fortement déplu à des auteurs arabes, égyptiens et palestiniens. Devant la menace d’un boycott par ces derniers, le comité organisateur a choisi d’annuler l’invitation de l’auteure israélienne et compromettre la tenue de l'évènement.
Contacté par téléphone par le Point, l’écrivain laisse éclater son indignation : « C’est la deuxième fois que je suis boycotté : cela devient banal. Je ne peux plus me taire ! J’ajoute que je suis particulièrement choquée de voir des étrangers dicter à une université française ce qu’elle doit faire ».


Alors que l’information circule sur la toile via un blog daté du 12 juillet, les organisateurs du colloque ont rédigé une réponse sur les raisons de l’annulation  : « L’université étant universelle, toute entrave à l’universalité est contraire à l’essence de l’université. Tout universitaire qui met comme condition à sa participation à un colloque la non participation d’un autre universitaire falsifie l’esprit de l’université et par là-même s’en exclut.» «On ne colloque pas avec qui exclut le dialogue », concluent-ils.

Le comité organisateur était injoignable mardi, de même que le président de l’université Aix-Marseille affirmait ne pas connaître le nom des auteurs qui ont refusé le dialogue.


(crédits photographiques F. Latreille)