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École : le service minimum, test à partir du 24 janvier

Clément Solym - 09.01.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - école - service - minimum


L'annonce émane du Ministère de l'Éducation, tel un papillon quittant sa chrysalide : le 24 janvier prochain, un service minimum ripostera à la grève laquelle ne sera que la suite de celle du 14 janvier... Car d'après le ministre, ce sera un mouvement « sans doute fort » et qui offrira « un bon test pour nous ». En effet, une telle initiative ne devait voir le jour que d'ici neuf mois.

Un accouchement quelque peu prématuré ?

Composé de « volontaires », ce service se destine uniquement à l'accueil des élèves « six heures par jour », ne ciblant alors que les établissements contraints de fermer durant un tel mouvement. Une aide sera alors perçue, en fonction du nombre d'enfants : 90 euros pour un groupe de 1 à 15 et dont « le financement de ce service sera assuré à partir des fonds correspondants aux retenues sur salaire des grévistes ». Les Échos estiment à 35 millions d'euros l'économie réalisée sur les salaires, durant une grève engageant 40 % du corps enseignant.

Pendant ce temps, les syndicats pestent

Gilles Moindrot, de Snuipp-FSU déclare : « Si derrière les projets du ministère il y a la volonté de réduire le droit de grève des enseignants et des directeurs d'école, on s'y opposera foncièrement, car c'est une remise en cause d'un droit constitutionnel ». Et ce secrétaire général du syndicat majoritaire dans le primaire sait de quoi il parle, allant jusqu'à envisager d'aller « plus loin, je ne reculerai pas sur ce sujet parce que c'est une promesse du président Nicolas Sarkozy. »

Et les associations s'étonnent

Pour Jacques Pelissard, président de l'Association des Maires de France, tout ceci est un peu confus. Le Ministre fait, selon lui, preuve « d'une conception originale du service minimum par report de la responsabilité de l'État sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève ».

De son côté, la FCPE s'interroge sur la réalité de fonctionnement et les conditions, tant matérielles que d'encadrement. Farride Hamana, président national de la FCPE estime « que les parents peuvent entretenir des craintes légitimes, non seulement sur la qualification des personnes qui seront alors employées, mais également sur les conditions dans lesquelles seront organisées restauration et garderie. »

En somme, constate l'association, tout cela ne fonctionnera que si les parents n'amènent pas leurs enfants...

Pour approfondir

Editeur : Ophrys
Genre : français (langue)
Total pages :
Traducteur :
ISBN : 9782708012387

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