Education des filles et des femmes, priorité de l'UNESCO

Clément Solym - 26.05.2011

Patrimoine et éducation - A l'international - femmes - filles - education


Les femmes représentent la plus importante des actions à mener dans la lutte contre l'illettrisme, vient d'annoncer Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, à l'occasion d'une conférence qui se déroulait aujourd'hui à Paris.

En présence de Ban Ki-moon, secrétaire générale des Nations Unies, ainsi que de l'actuelle secrétaire d'État américaine, Hilary Clinton, Irina Bokova a ouvert aujourd'hui un partenariat mon­dial en faveur de l'éducation des filles et des femmes.

Donner des chances à toutes

En effet, selon les chiffres donnés par l'UNESCO, « moins de 40 % des pays donnent aux filles et aux gar­çons un accès égal à l'éducation. Les femmes repré­sentent tou­jours les deux tiers des 796 mil­lions d'adultes illet­trés dans le monde ». L'association de l'organisation avec des sociétés privées vise ainsi à corriger le tir.

Le projet « se concen­trera sur deux points faibles dans l'éducation des femmes : l'enseignement secon­daire et l'alphabétisation des adultes », explique-t-elle, citée par l'AFP.

Mais pour parvenir à des résultats les plus probants possible, un groupe de haut niveau aura pour charge d'effectuer une sensibilisation au niveau mondial, sur ces questions et problématiques. Pour la directrice de l'UNESCO, ce projet représente « une prio­rité de l'Unesco, et ma prio­rité personnelle ».

Impact sur les sociétés

« Dans le monde, près de 39 millions de filles en âge d’être scolarisées dans les premières années du secondaire ne sont inscrites ni dans le primaire ni dans le secondaire, tandis que deux tiers des 796 millions d’adultes analphabètes dans le monde sont des femmes. Seul environ un tiers des pays a atteint la parité des sexes dans le secondaire », souligne l'UNESCO.

L'enjeu est immense, souligne la directrice, qui a profité de l'occasion pour saluer les progrès réalisés au Bangladesh ainsi qu'au Mali, dont deux réprésentantes étaient présentes. Et la secrétaire générale d'ajouter : « A l'échelle mon­diale, les filles sont plus sus­cep­tibles que les gar­çons de ne jamais entrer à l'école pri­maire. » Et seulement 29 % des chercheurs à travers le monde, qui sont des chercheuses. Une inégalité dont chaque pays paie le prix, évidemment.

La femme est donc l'avenir du monde, comme l'explique Hilary Clinton : « Nous avons constaté que quand les femmes et les filles peuvent faire des études, le PIB aug­mente. » Et de fait, dès lors que les femmes sont plus sensibilisées, la transmission du virus du SIDA baisse, de même que les violences domestiques, mais également les naissances.