Education : des objectifs difficilement tenables pour l'UE

Clément Solym - 18.02.2011

Patrimoine et éducation - A l'international - education - union - européenne


Lors du conseil de l’Union Européenne sur l’éducation, qui a eu lieu le 14 février dernier, la discussion s’est axée sur les objectifs de l’Europe, concernant la volonté de réduction de l’abandon scolaire et d’augmentation du nombre de diplômés pour 2020.

L’éducation est une priorité pour l’UE. En effet, son amélioration pourrait poser les jalons d’une croissance durable, rapporte l'AFP.

Les Etats membres de l’UE se sont engagés à ce que la proportion des abandons scolaires, qui laisse de nombreux jeunes sans qualification, descende à 10% d’ici à 2020 (contre 14%aujourd’hui). Ils souhaitent par ailleurs augmenter le nombre de diplômés du supérieur jusqu’à 40% (contre 33% actuellement). Cela reviendrait, au total, à 1,7 million de jeunes sans qualification en moins et 2,6 millions de diplômés en plus.


Des objectifs nationaux ont été définis par tous les Etats membres (hormis pour le Royaume-Uni et les Pays-Bas), qui serviront de base pour atteindre ceux de l’UE. Toutefois, même réalisés, ces objectifs nationaux resteront très largement inférieurs à ceux escomptés par la Commission Européenne (une différence chiffrée de près de 800 000 pour le nombre d’étudiants diplômés et de 200 000 pour les abandons scolaires).

la commissaire à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, Androulla Vassiliou , affirme que la Commission Européenne «est prête, dans le contexte de l’analyse des programmes de réforme nationaux, à aider les Etats membres à atteindre notre objectif commun », la commission propose d’autre part une réponse globale à la crise, en définissant dix actions prioritaires qui visent à acquérir une stabilité économique et à mettre en place des mesures spécifiques pour stimuler la croissance.

Selon Madame Vassiliou, il s’agit « d’une stratégie pour des compétences nouvelles et des emplois». C’est dans cette optique que l’accent est mis sur l’éducation, dans le but d’ « instaurer un environnement propice à la création d’emplois ».

La Commission travaille d’autre part à la mise en place d’un « panorama européen des compétences », qui vise à anticiper les besoins, et d’un « passeport européen des compétences », qui offrira une liste détaillée des compétences de son détenteur afin de permettre une comparaison rapide. Il est toutefois permis de s’interroger sur l'efficacité de telles pratiques…