Éducation : Ségolène Royal pleine de bonnes idées

Clément Solym - 06.09.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - education - segolene - royal


Ségolène Royal est de plus en plus isolée à l’intérieur du parti socialiste, qui resserre les rangs autour de Martine Aubry et François Hollande. Mais elle continue à tenter de rallier les voix pour la primaire.

L’éducation s’étant imposée comme un thème central en ce début d’année scolaire, Ségolène Royal a ses propres propositions sur un thème qu’elle doit bien connaître, ayant déjà été ministre de l’Éducation.


Dans son fief, le Poitou-Charentes, la présidente de la région a visité un collège pour élèves en difficulté et a proposé ses quatre solutions. Les mots d’ordre sont fierté, sécurité, efficacité et encadrement. Point de laxisme larmoyant, mais de la fermeté.

 



La première solution est de rétablir une année de formation professionnelle et de mettre « deux adultes par classe quand c’est nécessaire » , afin de « donner aux enseignants les moyens d'être fiers de leur métier. » Rendre les enseignants plus fiers de leur formation pédagogique ne sera pas difficile : ils ne sont pour l’instant plus formés à la pédagogie (notre actualitté).

 
Mais qu’il doivent être deux pour s’occuper d’une classe laisse un doute sur l’efficacité de la norme actuelle d’un professeur par classe. À moins que cette mesure ne serve à compenser la montée des effectifs ?


La deuxième solution est un moratoire sur les prochaines suppressions de poste. Éviter de dépeupler les salles des profs et de sur-peupler les salles de classes. (notre actualitté)

 
En troisième mesure, pour « rendre l’école efficace et juste pour tous les élèves », Mme Royal voudrait mettre en place du soutien scolaire gratuit donné par des étudiants, et structuré par des associations. Le travail des étudiants aboutirait à une « valorisation de leur cursus ».

 

On voudrait faire remarquer que de telles mesures existent déjà via l’AFEV et ne se révèlent pas dans l’intérêt des étudiants, qui travaillent alors gratuitement pour l’État, sans encadrement par manque de moyens (les associations ne sont pas richement subventionnées non plus), et sans que leur expérience ait un intérêt flagrant pour leurs études. Autant pour eux faire payer leur soutien scolaire.

 
Une dernière mesure serait de créer «
un nouveau métier d’éducateur et accompagnateur des enseignants pour mieux encadrer les élèves ». Créer ou recréer ?