Embarquer pour un tour de Galaxy, le magazine révolutionnaire de SF

Victor De Sepausy - 05.08.2017

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Les plus grands noms de la littérature de fantasy, de science-fiction et des littératures de l’imaginaire se sont fait les dents sur ces magazines, les pulps. Imprimés sur du papier de mauvaise qualité, ils furent cependant les têtes chercheuses de talents dans l’Amérique du XXe siècle. Galaxy compte parmi ces trésors.



 

 

Aux côtés de Astounding Science Fiction ou encore The Magazine of Fantasy and Science Fiction, Galaxy Magazine fut certainement l’un des plus importants des années 50. Ray Bradbury y avait fait paraître une version antérieure à son chef d’œuvre, Fahrenheit 451 mais à l’époque il se nomme The Fireman. Mais on y retrouvera bien d’autres grands noms : Heilein, Asimov, Sturgon ou encore Jack Vance. Si fait. 

 

Grâce à Archive.org, une collection de 355 numéros est disponible en téléchargement, de quoi découvrir ou redécouvrir ces textes en version originale, avec la fraîcheur du pulp en prime. 

 

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C’est totalement gratuit, et légal et il serait dommage de s’en priver, parce qu’il s’y trouve de véritables perles à lire. Ainsi, le texte de Philip K. Dick, Oh, to be a Blobel !, sorti en février 1964, et qui conserve l'humour spécifique du romancier, et son univers toujours très fragile.

 

Fondé en octobre 1950, Galaxy est alors dédié aux univers de space opera, avec une prédilection pour les univers spatiaux. Quand les autres éditeurs tentaient de refourguer des bimbos aux soutiens-gorges généreux, leur pendant mâle, musculeux et décérébré ou des monstres à la recherche d’une âme, Galaxy explore l’univers. 

 

Mais pas simplement : le fondateur, HL Gold, voulait aussi des idées, de la satire, de l’humour, et des textes qui puisent dans l’intelligence sociale, et versent dans la psychologie. Il y parvint parce qu’il proposait également les meilleurs taux de rémunération pour les auteurs — ce qui montait le niveau d’exigence. Mais il fut également apte à proposer des contrats d’exclusivité à certains auteurs. 
 

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L’humour, on le retrouve d’ailleurs abondamment dans les couvertures d’Ed Emshiwiller, engagé dès 1951 pour les réaliser, et leur donner une pointe de décalage. 

Les 355 numéros de Galaxy, à retrouver ici.

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