En pleine guerre de religion, Henri IV châtiait Nantes en supprimant sa fac

Nicolas Gary - 11.08.2018

Patrimoine et éducation - Patrimoine - université Rennes Nantes - Henri roi France - catholiques protestants guerre


Le bon roi Henri IV avait manifestement une dent contre Nantes, en son temps. En période de troubles pour le pays, le roi de France tentait de faire transférer l’université qui y était installée à Rennes. C’est que l’année 1591 avait assez mal commencé…

 



 

En janvier, la Journée des farines avait terni le parcours d’Henri IV : tentant de rentrer à Paris dans la nuit du 20 au 21, pour reprendre le contrôle de la capitale à la Ligue catholique. La guerre contre les protestants fait rage, et Henri tente, par un habile subterfuge — des soldats déguisés en paysans, transportant des charrettes de farine — de revenir en ville. Évincée, la ruse s’arrêta là. 

 

Entre Nantes et Rennes, c’est tout le drame que vit le pays qui se retrouve : la première est du côté de la Ligue, quand Rennes s’est ralliée au roi. Ainsi, cherchant à saper les bases nantaises, Henri IV dans une lettre patente écrite par son secrétaire, décide de transférer l’université de l’une à l’autre ville.

 

 

 

Stratégie connue et reconnue depuis, le roi prétexte l’insécurité qui règne dans la ville, mais ne se cache pas de sa réelle volonté : punir Nantes pour son opposition. Ainsi, le transfert doit s’opérer « tant pour des raisons de danger sur les chemins que pour l’injure et la misère connue du temps ». 

 

Le document a été exhumé fin juillet par les archives de la ville de Rennes, et le courrier a été retranscrit dans le français de l’époque à cette adresse.

 

Ce ne sera qu’en juillet 1593 qu’avec cette célèbre phrase, « Paris vaut bien une messe », pour réconcilier le pays, qu’une partie des problèmes se résoudront. Une partie seulement. L’édit de Nantes — paradoxalement — le 30 avril 1598 participera plus encore à l’apaisement général.
 

Les étudiants de l'université Rennes 2
veulent une salle de sieste à la bibliothèque

 

Quant à l’université de Nantes, elle ne sera déplacée qu’au début du XVIIIe siècle, en 1735…




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