Enchères : le bureau de Charles Dickens en vente chez Christie’s

Camille Cado - 15.06.2020

Patrimoine et éducation - A l'international - charles dickens mort - charles dickens bureau - encheres charles dickens


Le 9 juin dernier marquait le 150e anniversaire de la mort de Charles Dickens. À cause du coronavirus, de nombreux évènements commémoratifs ont été annulés. Mais la célébration ne pouvait se conclure sans une vente aux enchères. 

 
 
 
Le bureau de Charles Dickens est actuellement mis en vente par la maison Christie’s. Pour l’acquérir, il faudra  certainement débourser plus de 10.000 €. En effet, le meuble en acajou est estimé entre 12.000 $ et 18.000 $. 

D’après la maison, le pupitre aurait été utilisé par Charles Dickens dans son local situé au 26, Wellington Street North à Londres. Cette adresse abritait les bureaux de All the Year Round, l’hebdomadaire fondé et dirigé en 1859 par Charles Dickens. 

Après la mort de l’écrivain britannique en 1870, son fils aurait donné le bureau à Mme Ellen Hedderly, qui faisait le ménage dans les locaux de la rédaction. En 1874, le meuble aurait été racheté par Henry Walker, ancien employé de Dickens. 

Sa femme, Eliza Walker l’aurait ensuite mis aux enchères chez Sotheby’s en 1902. La vente aurait été remportée par un marchand d’art. Le pupitre aurait ensuite appartenu à des hommes politiques comme William A. MacCorkle, gouverneur de Virginie-Occidentale, entre autres. 

Avis aux amateurs, l’enchère a lieu en ligne à cette adresse et se terminera le 18 juin prochain. Parmi les autres lots mis en vente, un chandelier utilisé par l’auteur (4000 - 6000 $) ainsi qu’une lettre et un chèque signés de sa main (1000 - 2000 $).
 
L’amour des collectionneurs pour Dickens

« Au moment de sa mort en 1870, il y avait déjà un marché bien établi pour les livres de Dickens », a déclaré Adam Douglas, spécialiste des livres rares chez Peter Harrington à Londres (via Fine Books Magazine). « Par exemple, son fils Charley a pu financer l’achat de la maison de Dickens, qui ne lui avait pas été léguée, en vendant le contenu de la bibliothèque de son père, signe qu’il existait déjà un marché important parmi les collectionneurs de ses œuvres. »

Et l’intérêt de collectionneurs pour Dickens ne faiblit pas, explique Adam Douglas. D’ailleurs, pour ceux qui voudraient se lancer, le spécialiste suggère de commencer par les premières éditions des grands romans de l’écrivain. « Cependant, pour tout collectionneur sérieux de Dickens, le point de départ est incontestablement Les Aventures de Monsieur Pickwick d’abord publié en feuilleton. Ce sont les pièces qui ont déclenché les enchères les plus élevées » précise-t-il.
 

À cela s’ajoutent certains de ses titres édités en nombre limité tel que David Copperfield, qui se sont vendus « pour des sommes importantes ». 

Pour ceux qui n’auraient rien à débourser, le Charles Dickens Museum a dévoilé une nouvelle image colorisée de Dickens à l’occasion des 150 ans de son décès. Il s’agit d’un avant-goût de la prochaine exposition organisée par l’établissement, Technicolour Dickens : The Living Image of Charles Dickens.

À découvrir ci-dessous, gratuitement : 



Photographie : Charles Dickens assis à son bureau, domaine public



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