Étude : la crise économique n'incite pas à ouvrir les livres

Antoine Oury - 08.11.2013

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Union européenne - étude - pratiques culturelles


Une étude menée par l'Union européenne sur les pratiques culturelles de ses habitants a le mérite de souligner que les pays les plus touchés par la récession - et ceux où le FMI règne en maître - s'éloignent peu à peu des pratiques culturelles. Pour le reste, Bruxelles établit un classement des Européens les plus assidus en matière de sorties culturelles : et les Britanniques gagnent.

 


Birmingham Museum & Art Gallery - Birmingham History Galleries

Le Musée de Birmingham (ell brown, CC BY 2.0)

 

 

Liesse en Grande-Bretagne : l'UE vient de les couronner population la plus appliquée en matière de culture. Après avoir interrogé plus de 27.000 Européens sur leurs pratiques culturelles, les conclusions s'imposent : les Britanniques sont plus friands d'opéra que les Italiens, et fréquentent plus assidûment les musées que les Français, quand bien même ces derniers ont plus d'établissements à leur disposition.

 

Les habitants de l'Île d'Albion, héritiers de Shakespeare, déclarent également à 39 % avoir assisté à une pièce de théâtre ces 12 derniers mois. 80 % d'entre eux ont lu au moins un livre cette année, devant les Allemands (79 %), les Français (73 %) et les Italiens (56 %).

 

Les pays les plus touchés par la crise économique de la zone euro, comme le Portugal ou la Grèce, affichent des chiffres évidemment inquiétants, avec la moitié de la population qui n'a pas ouvert un livre en une année. Manque de temps, manque d'argent... Les explications ne manquent pas, mais le symptôme confirme que la précarité est le cancer de la culture. Globalement, La Commission Culture constate une baisse de l'engagement dans des activités culturelles de l'ordre de 24 %.

 

L'ensemble des résultats, pays par pays, est à retrouver sur le site de la Commission Culture de l'UE.