Faut-il supprimer le bac ? Réponse de Benoît Hamon

Louis Mallié - 11.06.2014

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Benoît Hamon - Éducation nationale - Baccalauréat


Le 16 juin prochain, près de 686 907 candidats se présenteront à la session 2014 des baccalauréats général, technologique et professionnel.  À cette occasion le ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Benoît Hamon est revenu sur la vieille question de la suppression de l'épreuve dans un communiqué diffusé sur lesite de l'éducation nationale

 

 

Benoit Hamon

Parti socialiste, CC BY NC ND 2.0 sur Flickr

 

 

Et celui-ci imagine mal une France républicaine sans baccalauréat : « amener chaque année une part plus importante d'une classe d'âge au baccalauréat, voir chaque année une proportion plus élevée de candidats réussir à l'examen, c'est une promesse de la République envers ses jeunes ». Promesse de la République, et donc assurance et investissement fructueux pour l'avenir du pays d'après le ministre.

 

Il réfute ainsi l'idée que le baccalauréat serait « un examen archaïque » voire même « préhistorique », mettant en valeur les nombreuses mesures qui sont appliquées chaque année afin de faire tendre l'épreuve vers l'égalité la plus complète. Comme exemple de ses mesures, Benoît Hamon pointe le fait que l'examen se déroulera cette année sur six jours au lieu de cinq, et ce, afin d'assurer que les journées des candidats bénéficiant d'un tiers temps n'excéderont pas les huit heures. 

 

En outre, les nouvelles technologies permettent pour cette session 2014 quelques innovations de taille pour les personnes qui seraient dans l'impossibilité de se rendre à certaines épreuves : « pour la première fois, la possibilité est offerte à certains candidats de passer à distance des épreuves orales obligatoires grâce à la visioconférence ou la webconférence », explique Benoît Hamon. 

 

Autant d'argument donc, qui font passer le coût d'une telle organisation annuelle pour dérisoire, et anecdotique : « la jeunesse est la priorité du Président de la République », insiste le ministre, n'hésitant pas à ajouter que « c'est l'honneur d'une grande Nation que d'investir 80 euros par candidat pour offrir la possibilité à plus de 685 000 jeunes d'accéder au premier grade universitaire ». Et de rappeler que le diplôme est la protection la plus sure en ces temps de crise… 

 

En somme, la suppression du baccalauréat n'est pas et ne sera pas à l'ordre du jour avant longtemps. Et M. Hamon ne manque donc pas de remercier tous les organisateurs et correcteurs de l'épreuve, adressant ses voeux aux candidats, quels qu'ils soient, leur souhaitant comme au pays, « le meilleur. »