Felwine Sarr et Bénédicte Savoy chargés d'une mission sur le patrimoine africain

Antoine Oury - 07.03.2018

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Felwine Sarr auteur - Felwine Sarr Bénédicte Savoy - restitution patrimoine africain


Dans un communiqué, la présidence de la République annonce avoir confié une mission à l'universitaire et historienne de l'art française Bénédicte Savoy et à l'écrivain, économiste et musicien sénégalais Felwine Sarr sur des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. Le binôme rendra ses conclusions en novembre prochain à Emmanuel Macron.


Site Archéologique de Dougga, Tunisie
(photo d'illustration, Citizen59, CC BY-SA 2.0)

À l'occasion d'une rencontre avec le président de la République du Bénin Patrice Talon, ce mardi 6 mars, Emmanuel Macron a évoqué « l'offre culturelle » qu'il souhaite voir développée à travers un partenariat entre la France et le Bénin. « J’avais, en effet, évoqué à Ouagadougou mon souhait de voir le patrimoine culturel de plusieurs pays africains exposé et parfois conservé en Afrique ; et je me suis engagé afin que d'ici cinq ans, les conditions soient réunies pour que des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique soient possibles », a indiqué Emmanuel Macron dans son discours.

 

Pour obtenir des suggestions et observations sur les enjeux de ces restitutions, le président de la République a confié une mission de réflexion à Bénédicte Savoy et Felwine Sarr. Le binôme rendra des « propositions concrètes » en novembre 2018, a précisé Emmanuel Macron.

 

Bénédicte Savoy, universitaire et historienne de l'art, professeure d’histoire de l’art à l’Université technique de Berlin, a signé de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'art et notamment sur les œuvres d'art saisis par l'Allemagne à la France au cours de la Seconde Guerre mondiale.

 

Par-delà les frontières, « la francophonie est
une aubaine pour l’édition »

 

Felwine Sarr, de son côté, a signé Dahij, chez Gallimard, en 2009, mais aussi Afrotopia, chez Philippe Rey, en 2016, ou dernièrement Habiter le monde, publié par Memoire d'encrier en 2017.
 




Commentaires

J’étais l’autre jour dans un musée en Suisse, un très beau musée aux collections superbes, le Musée Rietbeg.



Gentiment assis sur un banc dans la section contenant la partie chinoise des collections, en face de moi une vitrine contenant des débris de pots.



De vulgaires pots, de jarres.



Argile minable, équivalents à des tessons de bouteilles de bières que l’on retrouverait un dimanche matin d’après beuveries du samedi soir.



Imaginez que la Chine actuelle veuille les récupérer.



Quelle légitimité, tout aussi grande que celle de ces États africains.



Une gifle géopolitique à notre intention, rien de plus, pour nous aujourd’hui, ces objets, reliques du passé ont une valeur esthétique, historique et technique.



Peut-être monétaire pour d’autres. A d’autres moments ou lieux ces objets étaient considérés comme des déchets.



Il n’y avait heureusement pas que ces fragments, mais vous voyiez quand même une des question de légitimité que soulèvent ces « revendications ».



Au nom de qui, de quoi, pourquoi maintenant ?



Une grande partie du patrimoine culturel mondial a été protégé grâce aux pays européens.



On la déjà constaté, on le constate et on le constatera sans doute encore, alors non merci.
The intaive of the French president is not bad though many questions remains. here, which part of Africa is represented? Its seems Francophone.What does it mean a temporary restitution of heritages? Will manuscripts be in the restitution lists?
How do you do?



What legitimacy have some African countrys that didn't existed to ask for an artworks?



If a French or anybody else, walking in Africa, pick up a, lets say, an abandoned woodenmask on the soil, what is the legitimacy of an today African state to ask for it?



Victor
J’aurais d’abord tendance à dire même pas en rêve, puis après réflexion je dirais y avait-il la moindre entité politique digne de ce nom au moment où cette œuvre est parvenue entre des mains françaises.



Si on trouve un masque dans une forêt que vient faire un état africain aujourd'hui , pourquoi demande t'il une oeuvre qui n'existerait plus sans le travail et la bénédiction de la France?



Ces entités politiques existent-elles encore, et sont-elles vraiment ces états qui veulent les récupérer sinon ce serait du vol ?



Peut-on être sûr et certain que si ces œuvres n’avaient pas été en France elles existeraient encore ou ne seraient-elles pas entre des mains privées.



Et les entités politiques présentes vont-elles payer toute la période où ces œuvres on été protégées, conserver en France.



Et que faire par la suite, ne garder en France que les œuvres françaises, vidons le Louvre, retrouvons les factures.

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