Fin de l'enseignement à la carte en Suède ?

Clément Solym - 09.03.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - enseignement - Suède - dispenses


En Suède une des lignes directrices de l'enseignement est de favoriser chez l'enfant la découverte de son individualité pour lui permettre plus tard de contribuer pleinement à la vie de la société tout en s'affirmant complètement.

Ainsi le système éducatif tient pleinement compte des différences culturelles, ou d'ordre religieuses. C'est pourquoi, par exemple, les parents ont le droit de faire dispenser leurs enfants de certaines matières en contradiction avec leurs idéaux ou religions.

Cependant, il y aurait des abus un peu comme pour le port de la burqua. En effet à ce sujet là l'ANE (Agence Nationale pour l'Éducation) avait annoncé il y a quelque temps que dorénavant toutes les écoles pourraient l'interdire. En ce qui concerne cet enseignement « à la carte » (pourrions-nous dire), une étude a révélé qu’environ 27% des filles issues de familles d'immigrés ont été dispensées de cours tels que l'éducation sexuelle, ou le sport et plus précisément la natation.

Cette étude a relancé le débat sur ces aménagements exceptionnels de l'enseignement. Finalement, nous révèle le journal suédois Sydsvenskan, le ministre de l'Éducation Jan Björklund en accord avec la ministre de l'Intégration et de l'Égalité Nyamko Sabun, envisagerait de modifier cette loi. Dans son article le journal émet une opinion favorable envers ce projet : « La Suède est une société toujours plus multiculturelle et hétérogène. Il est de plus en plus fréquent que les parents demandent que leurs enfants soient dispensés de certains cours. [...] Le nombre d'enfants concernés est si élevé que l'exception est devenue la règle. Ce n'est pas une bonne chose. La religion a naturellement sa place dans la vie des Suédois, mais, à l'école, les convictions religieuses doivent faire l'objet d'un débat et non régner sans partage ».

Si vous parlez suédois et que vous désirez lire l'intégralité de l'article suivez ce lien, ou rendez-vous sur le site du journal Sydsvenskan.se