Flaubert, Salammbô, II, A Sicca, Les lions crucifiés

Clément Solym - 10.07.2009

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - Flaubert - Salammbô - Sicca


Je vous propose de retrouver à nouveau Gustave Flaubert (1821-1880) avec un extrait de son roman intitulé Salammbô. Au cours du chapitre II, « A Sicca », on y découvre une description plutôt surprenante de lions crucifiés.

Dans Salammbô (1862), Flaubert a voulu tracer le tableau de la civilisation carthaginoise. Il a pris pour cadre la guerre des Mercenaires (238 avant J.-C.), qui se termina, après bien des cruautés, par la victoire d’Hamilcar et le massacre des Barbares révoltés.

Cette page dans laquelle le réalisme joint à l’imagination atteint un pouvoir de suggestion particulièrement saisissant, vaut par le pittoresque et l’exotisme. Mai, dans l’œuvre de Flaubert, il n’y a pas de « description isolée, gratuite » : aussi voyons-nous ici le spectacle à travers les personnages et retrouvons-nous leurs rédactions et leurs sentiments.

Les troupes étrangères que Carthage paie pour sa défense, les Mercenaires, attendent leur solde. Ils ont festoyé dans les jardins d’Hamilcar. Pour leur faire quitter la ville, les Carthaginois donnent « à chacun une pièce d’or » et leur colonne se met en marche vers Sicca, ville située aux confins du désert, au sud de Carthage.