Fleming, avec James Bond, dévoilait des informations secrètes

Clément Solym - 03.10.2016

Patrimoine et éducation - A l'international - Ian Fleming James Bond - inspiration agent secret - romans renseignements historiques


L’écriture de James Bond, l’agent britannique, est une énigme que les fans tentent de résoudre depuis des décennies. Quelle part de réel dans les livres ? Il semble désormais certain que Ian Fleming, avec son 007, a pris un peu plus que le nom comme inspiration...

 

James Bond

Mike Mozart, CC BY 2.0

 

 

Fleming était lui-même très curieux de ce qui pouvait se dérouler à Bletchley Park, au point d’avoir laissé de nombreux indices dans ses propres romans. Situé dans le Buckinghamshire, l’endroit accueille aujourd’hui un musée national de l’informatique. Mais durant la Seconde Guerre mondiale, c’était le haut lieu du décryptage de codes et du renseignement britannique.

 

L’auteur de James Bond comptait parmi les rarissimes personnes informées de ce que les hommes et femmes de Bletchley Park pouvaient faire. Et voici qu’un expert se présente et assure que, dès le premier roman, on peut apercevoir des traces de ce savoir. Huit ans après la guerre, Casino royale sortait dans les librairies : il n’est question que d’une allusion, discrète, à travers un personnage nommé Le Chiffre. Traduit par The Cipher, ou « a code », en anglais.

 

Et puis, quatre ans après, Fleming pousse le bouchon un peu plus loin : Sinclair McKay voit dans le jeu d’échecs de Bons baisers de Russie, une allusion à la rivalité entre Conel Hugh O’Donel Alexander, cryptanalyste et joueur invétéré d’échecs et David Ionovitch Bronstein, qui fut un maître russe de ce jeu. 

 

Au lieu de Bronstein, on a Kronsteen qui se retrouve autour de la table, mais le personnage trop surveillé, finit par un désastre. 

 

Ou encore, cette machine utilisée par les nazis pour crypter leurs codes, Enigma, qui pourrait avoir fait une apparition claire dans On ne vit que deux fois. En effet, le système de codage auquel recourent les Japonais ressemble à la machine électromécanique portable des Allemands... Pour McKay, ce modèle est « remarquablement proche de l’appareil véritable ». 

 

De quoi conclure, pour que Fleming disperse si aisément des indices dans ses livres, qu’il était de mèche avec la hiérarchie bien installée de Bletchley Park à l’époque. « Il est parti avec ces connaissances, bien sûr, que lui et les directeurs principaux partageaient. Les casseurs de codes auraient pu être au courant, mais Bletchley était plein de gens passablement intelligents, à même de se faire des petites allusions, et des clins d’œil. »

 

via Telegraph