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Frais d'inscription : Wauquiez veut 'traquer' les universités 'hors la loi'

Clément Solym - 15.07.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - université - frais - inscription


Le syndicat étudiant Unef a publié mercredi un rapport très critique qualifiant ving-huit des 83 universités publiques françaises, de « hors la loi » en matière de frais d’inscription pour l’année 2011-2012.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a réagi le jour même sur RMC en se déclarant prêt à s’engager à « traquer » et « interdire » les frais d'inscription universitaire supplémentaires qui seraient illégaux. « J'ai donné des instructions très précises aux recteurs, qui sont mes représentants dans les régions, pour les dénoncer, les traquer et les interdire. On sera très, très vigilants sur le sujet », a-t-il ajouté.

Le phénomène n’est pas nouveau, depuis plusieurs années, un certain nombre d'universités décident d’adjoindre aux frais d’inscriptions des frais annexes complémentaires, au titre des frais de dossier ou de prestations spécifiques. Cette année, ces frais peuvent coûter entre moins de 10 euros et plusieurs milliers d'euros pour quatre universités dont le plus important est celui de Aix-Marseille-3 qui s’élève à 4.555 euros. Contactée par l'AFP, l'IAE d'Aix-Marseille-3 n'a pas souhaité s'exprimer.


Laurent Wauquiez a précisé que les frais supplémentaires sont illégaux uniquement lorsqu’ils sont imposés : « Lorsqu'on vous offre une prestation en plus et à condition qu'elle soit optionnelle, si ce n'est pas la condition pour faire vos études, certains frais peuvent être légaux (…) Le socle commun pour tout le monde, c'est que quand vous payez 117 euros, vous avez la possibilité de faire votre licence et on ne doit rien ajouter à cela de façon obligatoire. »

Dans son rapport, l’Unef dénonce justement « l’obligation de s’inscrire dans un “diplôme d’université” aux droits d’inscription libres en plus de l’inscription au sein du diplôme national aux droits réglementés, prestations pédagogiques douteuses… »

De plus, « de nouvelles tendances sont apparues » dans ses pratiques illégales, selon le syndicat étudiant. Certaines universités choisiraient de rendre plus chères les filières professionnalisantes telles que les IAE (Institut d'administration des entreprises) ou encore les licences et masters professionnels. Leur motivation serait essentiellement la volonté politique de faire contribuer les étudiants au développement de l’université. Le rapport pointe particulièrement du doigt les universités Grenoble 2, Aix-Marseille 3, Toulouse 1, Pau et Strasbourg.

Le débat est relancé alors qu’aujourd’hui les frais de cotisations des étudiants à l'assurance maladie continuent leur augmentation constante et passent de 200 à 203 euros pour l'année universitaire 2011-2012. Affaire à suivre...