Français : l'Eurovision indigne un collectif syndical

Clément Solym - 25.04.2008

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Eurovision - 2008 - Tellier


Une fois de plus, l'affaire Sébastien Tellier / Eurovision 2008 fait des remous dans la communauté francophone. Et tout particulièrement auprès d'un groupement qui se dresse « pour le droit de travailler en français en France » et affirme son indignation devant le choix de France 3, qui n'est selon ce collectif qu'un signe de « l'abandon de la langue française dans tous les domaines ».

Divers syndicats (CFTC, CFE-CGC, CGT et Unsa) souhaitent que le gouvernement manifeste « un signal fort [...] pour qu'il y ait une politique claire en matière de politique linguistique », rapporte Jean-Loup Cuisiniez.

« Qu'un chanteur chante en anglais, ça ne nous choque pas. Mais l'Eurovision, c'est symboliquement fort parce que ce sont les pays qui sont représentés », précise-t-il. Si au cours des derniers jours, plusieurs acteurs sont intervenus, notamment France 3, pour signifier que la chaîne ne choisirait plus le candidat.

Cependant, « qu'un chanteur chante en anglais, ça ne nous choque pas. Mais l'Eurovision, c'est symboliquement fort parce que ce sont les pays qui sont représentés », pour M. Cuisiniez. La France travaille déjà de plus en plus en anglais, une pratique apportant son lot de problèmes sociaux et de discriminations.

Par ailleurs, et probablement en souvenir de la loi Toubon, a été lancé « un rappel du français comme langue obligatoire dans l'administration française ». M. Cuisiniez rappelle, non son amertume que « les hauts fonctionnaires administratifs sont obligés de travailler en anglais dans leurs relations épistolaires avec Bruxelles ».