François Hollande : “Un droit d’asile pour les œuvres”, comme pour les réfugiés

Clément Solym - 23.09.2016

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À New York, le président François Hollande a évoqué la protection « des biens du patrimoine », lors d’une allocution au Metropolitan Muséum. Un enjeu qui relève « non pas d’une civilisation, mais de l’humanité ». 

 

François Hollande, à la tribune des Nations Unies

 

 

Pointant le terrorisme qui sévit et s’est fait un devoir de « détruire les biens de l’humanité », le président souhaite une coalition mondiale à même de « fédérer les États, des institutions publiques, des partenaires privés, des scientifiques et de grandes organisations non gouvernementales qui travaillent pour la culture ».

 

Nous avons trois priorités : la prévention, empêcher qu’un patrimoine puisse tomber dans des mains qui seraient destructrices ; l'intervention d'urgence, faire en sorte que nous puissions agir pour éviter que des trafics viennent détourner des œuvres ; et enfin la réhabilitation, après que des terroristes aient détruit un certain nombre de monuments, que nous puissions ensemble participer à leur reconstruction.

 

 

L’objectif, de même qu’il existe un droit d’asile pour les réfugiés, serait d’instaurer « un droit d’asile pour les œuvres ».

 

 

 

Le fonds sera destiné au sauvetage tant des œuvres que des monuments, et « assurera la restauration et la reconstruction des lieux de mémoire et formera des spécialistes, des archéologues, des conservateurs, des historiens pour que nous puissions toujours, garder une trace du patrimoine ». 

 

Un fonds privé, avec une gouvernance associant partenaires publics et privés, ainsi que des solutions d’incitation fiscale pour motiver les mécènes à travers le monde. 

 

Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe travaillera côté français, avec Mohamed Khalifa Al Boubarak, président de l’Autorité du tourisme et de la culture d’Abou Dhabi qui sera le représentant du prince Zayed.

 

Le jour même, le président avait présenté lors de la 71e Assemblée générale des Nations Unies son intention de « partager les biens communs numériques »