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Francophonie : Adbou Diouf réélu, Sarkozy déjà au G20

Clément Solym - 24.10.2010

Patrimoine et éducation - Scolarité France - abdou - diouf - francophonie


Après l'intéressant rapport portant sur l'état de la langue française dans le monde, Montreux (Suisse) accueillait le XIIIe sommet de la francophonie pour une élection assez attendue. (notre actualitté)

En effet, seul candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf a fort logiquement été reconduit par les chefs d'État participant. Depuis maintenant huit ans, et pour quatre années supplémentaires, l'ex-président sénégalais mènera donc la barque de la langue française.


Son poste, il l'interprète comme « le pouvoir de convaincre et non pas de contraindre, d'ailleurs je n'ai pas les moyens de contraindre », a-t-il expliqué devant les 38 chefs présents. Face à lui, il fut un temps question de Calixthe Beyala, une écrivaine française, d'origine camerounaise, mais dont la candidature n'aura été soutenue par aucun pays. Abdou Diouf fut, entre autres, directeur de cabinet du président Leopold Sédar Senghor, avant de venir premier ministre. C'est en 1981 qu'il deviendra président du Sénégal, après la démission de Senghor.

À l'occasion du 40e anniversaire de l'OIF, cette réélection aura également été l'occasion pour Nicolas Sarkozy d'intervenir.

Sarko passe à la vitesse G20

En effet, le financement de l'organisation est à 40 % à peu près financé par la France. Son budget de fonctionnement est de 80 millions €. Aujourd'hui, environ 220 millions de personnes dans le monde pratiquent le français, ce qui place la langue à la 9e place mondiale.

Mais dans son intervention, Nicolas Sarkozy s'est moins concentré sur la langue que sur les appuis politiques. Son discours ressemblait plutôt à un entretien d'embauche en vue du G20, de sa présidence. « Nous représentons le tiers des États membres de l'ONU. Qu'est-ce qui nous empêche de porter ensemble, devant l'Assemblée générale, la réforme indispensable des Nations-Unies pour adapter l'organisation aux réalités du XXIe siècle ? »

Et c'est notamment une place plus grande accordée aux pays africains que le président français aura mis en avant. Selon lui, l'absence de ces États parmi les membres permanents du Conseil de sécurité est un véritable « scandale ». Brice Hortefeux n'a manifestement pas fait de commentaires.

Le Québec toujours vigilant

Fort heureusement, l'intervention du premier ministre québécois Jean Charest, aura remis sur les rails de la francophonie le débat, en rappelant combien le Québec était l'un des fervents défenseurs de la langue. Selon lui, la francophonie est « déterminée à fournir toutes les conditions pour garantir la pleine reconnaissance du français sur la scène internationale, comme au sein de chacun des pays ».