Grâce à Nietzsche et Socrate, Hatem Ben Arfa est sorti du gouffre

Cécile Mazin - 27.05.2016

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On peut être un grand footballeur, voire un prodige du foot – son premier contrat pro fut signé à 15 ans – et ne pas manquer de références. Hatem Ben Arfa est l’objet de convoitise du ballon rond et le mercato des joueurs le met clairement sous le feu des projecteurs. 

 

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Hatem Ben Arfa quitterait son club de Nice, manifestement, après une grande saison. Certes, il ne devrait pas avoir sa place dans l’équipe de France, mais il saura quoi lire pour se réconforter...

 

Dans La Gazzetta dello sport, le joueur annonce en effet qu’il a pour passion « les auteurs qui ouvrent l’esprit, qui offrent de nouvelles perspectives de réflexion ». WTF ? Et plus futé encore, il ajoute : « Je sais que l’image d’un joueur qui lit de la philosophie ou de la poésie peut prêter à rire, mais quand il y a un an, je me suis retrouvé dans l’abîme, j’ai trouvé la force de me relever grâce à Nietzsche ou Scorate. »

 

Rien que ça. « Et puis je trouve des auteurs en ramassant des livres laissés dans les restaurants, les bars, les aéroports. Ou sur internet, comme tout le monde. » 

 

Triste monde, où un joueur de football n’aurait pas les moyens d’entrer en librairie pour acheter des livres – ou pire, doit les télécharger depuis la Toile. Mais il est vrai que Ben Arfa compte parmi les sportifs du secteur les plus rentables, avec seulement 1,4 million € annuels. Loin derrière les grandes stars du moment.

 

Peut-être assez pour accepter le salaire de 25 millions € qu’un club de Chine lui avait proposé, pour deux saisons ?