Grande-Bretagne : un nouveau centre universitaire pour le copyright

Antoine Oury - 01.02.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - CREATe - université de Glasgow - éducation supérieure


La révision du copyright, comme celle du droit d'auteur au niveau européen, occupe en 2013 la plupart des pays de l'Union : dans le processus de modernisation, la Grande-Bretagne vient de gagner une longueur d'avance avec l'inauguration du CREATe. Derrière ce nom en forme d'acronyme se cache un centre universitaire qui accueillera une quarantaine de projets, réunissant universitaires et industriels.

 


Hazy memories

L'université de Glasgow, NeilGHamilton, CC BY 2.0

 

 

 L'établissement prestigieux a inauguré un nouveau pôle hébergé entre ses murs, le Center for Creativity, Regulation, Enterprise and Technology (CREATe) : dès ses débuts, le centre disposera de 5 millions £ pour son budget, de quoi tenir sur la distance les quelque 40 projets d'ores et déjà prévus. Ces derniers rassembleront des universitaires, des industriels et des spécialistes du droit d'auteur. Tous ensemble, ils se lanceront dans une réflexion autour d'un copyright à moderniser.

 

L'université de Glasgow, valorisée par le CREATe, lui accordera 1,7 million £ supplémentaires, et a pris la pleine mesure de l'importance des questions abordées par les participants du centre. « Pour maintenir la qualité et le succès des industries créatives britanniques, les législateurs doivent comprendre les soucis de chaque acteur » explique Jo Swinson, membre du Parlement et chargé de l'emploi.

 

L'industrie culturelle, en Grande-Bretagne, capitalise sur 6 milliards £ de revenus chaque année, soit 6 % de l'économie du pays : il semblait donc impératif de faire participer tous les membres du milieu, parmi lesquels le Bureau de la Propriété intellectuelle et le Comité stratégique de la technologie, qui rassemble universitaires et 80 partenaires issus de l'industrie culturelle.

 

Ainsi, la conférence inaugurale rassemblait l'auteur Charlie Stross, l'éditrice Frances Pinter, le responsable de la stratégie de Google en Grande-Bretagne Theo Bertram et Tony Clayton, économiste en chef du bureau britannique de la Propriété intellectuelle.