Grève dans l'Education nationale : Jeudi 10 février 2011

Clément Solym - 09.02.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - grève - éducation - nationale


Avec l’obligation pour les enseignants du primaire de se déclarer grévistes quarante-huit heures auparavant, la guerre des chiffres autour de la prochaine grève dans l’Education nationale, ce jeudi 10 février 2011, a déjà commencé. Et, avant même le défilé, chacun y va de ses pronostics, du côté du ministère comme du côté des syndicats.

Rien qu’à Paris, l’écart est flagrant. Le rectorat de Paris parle de 23 % de grévistes dans le primaire avec un tiers des écoles qui tomberaient sous le coup de la mise en place du service minimum d’accueil. Mais, pour le principal syndicat des professeurs des écoles, on parle plutôt de 40 % d’enseignants en grève jeudi.


Face à la nouvelle vague de 16 000 suppression de postes qui s’organise déjà pour la rentrée 2012, la plus importante fédération syndicale de l’éducation, la FSU, appelle à une grève massive des enseignants pour protester contre cette mise à mal du système éducatif.

Pour la région parisienne, rendez-vous est donné tout d’abord à 10H30 devant le rectorat de Paris pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes qui vont avec. Ensuite le défilé parisien partira du Luxembourg à 14H30 pour gagner progressivement le ministère de l’Education nationale.

Si, dans de nombreuses académies, on attend davantage d’élèves à la rentrée, que ce soit au primaire comme dans le secondaire, on retrouve systématiquement, pour y répondre, de nouvelles suppressions de postes. Etant donné que l’équation posée est assez simple à résoudre, les effectifs en classe vont encore monter pour atteindre la barre des 30 élèves dans toutes les sections.