Grosses difficultés de lecture et d'écriture chez les Anglais

Clément Solym - 29.01.2009

Patrimoine et éducation - Scolarité France - difficultés - lecture - écriture


Un rapport sur le niveau en écriture et lecture des Anglais est tombé. Des bras de celui qui l'avait écrit, et des nues pour ceux qui l'ont découvert : En 2007, 51.000 élèves ont quitté le système éducatif avec une note entre D et G (pas top du tout) et 39.000 autres avec la même note, mais en anglais.

De très lourds problèmes pèsent donc sur le pays et pas seulement dans le domaine des sciences. De plus, le rapport souligne que seule une personne sur cinq possédants de telles lacunes s'est inscrite à des cours du soir pour les pallier.

Le tableau est sombre, estime Edward Leigh, président du Public Accounts Committee, et de pourtant regarder l'avenir avec courage en déclarant que le but du pays, pour 2020 doit être un taux de 95 % tant dans les domaines de compétences littéraire que scientifique.

Pour M. Leigh, c'est au cours des années 60 que les choses se sont grandement relâchées, provoquant aujourd'hui des montées de délinquance, liées à l'illettrisme. Ainsi, les prisons auront un rôle majeur à jouer dans ce processus de réhabilitation des personnes. « Nous devons accepter que quelque cloche dans notre politique d'enseignement », constate-t-il.

Car pour l'heure, trop de personnes éprouvent des difficultés) lire ou écrire. L'an passé, un programme national a été lancé, et doté d'une grosse somme, pour parvenir à hausser le niveau de compétence des personnes qui le désiraient. En tout, 2,8 millions de personnes s'y sont jointes pour en profiter.

Mais cette étude sape un peu le moral collectif et pour l'heure, le professeur Greg Brooks de la Sheffield University's School of Education, qui est à l'origine de ce dossier, estime qu'il faut approfondir les recherches pour déterminer les points à améliorer plus particulièrement dans l'enseignement et la formation.