Harcèlement à l'école : le ministère s'associe à Facebook

Clément Solym - 25.01.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Facebook - ministère - Harcèlement


Certains garderont un bon souvenir du lycée et un moins bon du collège. À 12-13 ans, on manque franchement de finesse et avec les réseaux sociaux, le phénomène s'est dangereusement amplifié. Le gouvernement lance une campagne d'envergure pour sensibiliser les collégiens et les parents.

  

10 % des collégiens sont touchés de près par le harcèlement et 6 % d'entre eux de façon sévère, voire très sévère. Ce qui n'est parfois qu'un jeu dans l'esprit des collégiens, peut avoir de lourdes conséquences. Les élèves qui ont subi injures et violences physiques sont plus fragiles, plus facilement sujets à la dépression. En plus du sentiment d'anxiété, de l'échec scolaire, etc.

 

Le gouvernement a lancé trois films destinés à interpeller les élèves, ainsi qu'un site. « Le rôle des témoins est primordial, car nombre de victimes sont ostracisées. Cela permet de porter une capacité d'indignation, de refuser l'indifférence, de montrer aux agresseurs qu'ils ne dominent pas et de faire prendre conscience que c'est le collectif qui doit réagir » a indiqué Éric Debarbieux, président de l'Observatoire international de la violence à l'école à l'AFP.


 

 

 

L'objectif n'est pas de révolutionner la cour de récré mais au moins rompre le silence. Numéro vert, chat, guides : plusieurs outils sont à disposition des élèves, enseignants et parents.

 

Le Ministère de l'Éducation s'est même associé à Facebook pour l'occasion. Avec la généralisation des comptes Facebook, le harcèlement a pris une autre tournure et s'est déplacé sur la toile. C'est bien connu, derrière son clavier on se lâche, ce qui donne lieu à de terribles lynchages. Fermeture de comptes des élèves harceleurs, application Stop harcèlement, page Facebook dédiée sont les principales actions de ce partenariat.

 

Reste à espérer que ces nombreux d'outils auront un véritable impact.