Hugo Chavez, président du Venezuela et homme de livres

Clément Solym - 08.10.2012

Patrimoine et éducation - A l'international - Hugo Chavez - Venezuela - élection présidentielle


L'élection d'Hugo Chávez à la présidence du Venezuela représente donc une poursuite de six années du programme pour le socialisme. Une croisade commencée le 2 février 1999. Le 52e président du pays n'est pas le grand auteur que peut être Barack Obama, mais plus d'une fois, le président vénézuélien s'est fait remarquer avec ses livres.

 

 

Hugo_Chavez_in_Guatemala

www_ukberri_net (CC BY 2.0)

 

 

Avec 54 % des voix contre 45 % à son rival, Henrique Capriles, Chávez n'a pas attendu pour motiver ses troupes. « Nous avons planté des graines à travers le Venezuela, et je sais que ces prochains jours, ces graines deviendront des arbres », a-t-il déclaré, à l'occasion d'un discours devant ses sympathisants. 

 

Or, de son côté, Mario Vargas Llosa doit aujourd'hui enrager de la défaite de Capriles. « À moins qu'ils ne le tuent, tôt ou tard, Capriles remportera l'élection contre Chávez, pour les élections présidentielles », estimait le prix Nobel dans un entretien, cité hier par AGI. 

 

Le nouveau président du pays s'était distingué, à l'occasion d'une visite d'Obama au Venezuela. Il avait alors offert un ouvrage, en avril 2009, en version poche, d'Eduardo Galeano, publié en 1973. Las Venas Abiertas de America Latina ou Les veines ouvertes de l'Amérique latine, raconte une histoire du socialisme dans le pays. Quelque temps plus tard, l'ouvrage entrait dans les meilleures ventes, aux États-Unis.

 

Quelques mois plus tard, le pays avait mis en place un programme d'offre de livres pour favoriser la lecture. « Aujourd'hui, nous lançons le Plan Révolutionnaire de Lecture. Lire, lire, lire, lire. Ce devrait être notre slogan pour chaque journée », avait annoncé Chávez en avril. Et au mois d'août, le programme était lancé : des livres gratuits pour encourager la population à lire, sans avoir à dépenser d'argent. (voir notre actualitté)

 

Et plus récemment, c'est dans l'écriture d'un livre avec Fidel Castro que le président s'est lancé. Une source proche de l'ancien chef de Cuba confirmait l'information, expliquant qu'il s'agira de réflexions politiques, évidemment, et pas de la passion commune des deux hommes pour les longs barreaux de chaise. 

 

Un président porté sur la chose imprimée, donc ? Pour Vargas Llosa, le risque de cette réélection est surtout que physiquement, Chávez ne soit pas en mesure de gouverner. Gabriel Garcia Marquez avait une fois fait remarquer que Chávez avait « un corps en béton armé », vantant une énergie prodigieuse. Les six prochaines années le démontreront. Ou pas.

 

François-Xavier Freland, auteur de Qui veut la peau d'Hugo Chavez, explique que « Hugo Chavez est un mythe vivant. Il se réfère souvent à Fidel Castro mais son populisme confus renvoie à Juan Peron. Son incontestable charisme a fait de lui un personnage populaire. Il représente pour certains l'espoir d'un nouvel élan socialiste après la fin du monde bipolaire. Depuis son élection en 1998, d'autres figures politiques, plus ou moins proches idéologiquement, ont accédé au pouvoir en Amérique latine : Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur, Fernando Lugo au Paraguay ».

 




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