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Il Commandante, Fidel Castro : “Le pouvoir ne m’intéresse pas”

Victor De Sepausy - 26.11.2016

Patrimoine et éducation - A l'international - Fidel Castro Cuba - Il Commandate revolution - La Havane communisme


À 90 ans, Fidel Castro est décédé. Figure politique incontournable de l’histoire du XXe siècle, homme d’État, dictateur dans l’île de Cuba, il a dirigé cette partie du monde durant près de cinquante ans. Avant de devenir une incarnation du communisme, façon à la puissance américaine, ce jeune avocat s’était donné pour mission de défendre les déshérités...

 

 

 

Le révolutionnaire Castro est né en 1926, et profita d’une éducation donnée par des jésuites. Sa carrière débuta lorsqu’à 33 ans, il participa à la chute du tyran Fulgencio Batista. Nous sommes en 1959, et l’avocat assure : « Le pouvoir ne m’intéresse pas. » Il l’occupera pourtant durant près de cinquante ans. En 1962, c’est encore lui qui se retrouve au cœur de l’action mondiale, dans la crise des missiles qui manqua de provoquer une nouvelle guerre entre les blocs Est et Ouest. La guerre froide battait son plein. 

 

 Jean-Pierre Clerc, auteur d’un essai, rappelle : « Au fil du temps, il aura affronté les États-Unis, attisé les guérillas d’Amérique latine avec l’aide de son compañero “Che” Guevara, joué Pékin contre Moscou, tenté d’imposer La Havane comme troisième pôle de la Révolution mondiale et remodelé le sud de l’Afrique, avec l’aide du protecteur soviétique. »

 

Figure mythique, El Commandante a marqué le XXe siècle comme peu d’hommes avant lui. Porteur de la révolution avec son compagnon, Che Guevara, c’est un esprit de révolte constant qui l’aura animé. La rencontre avec le Pape François, en septembre 2015, scellée dans les livres et les échanges marquait le début d’une nouvelle ère.

 

Fidel Castro laissera une autre autobiographie, L’histoire me jugera, déclaration qu’il fit lors du procès du 26 juillet 1953 pour balayer les critiques. L’époque Fidel est achevée définitivement. Aujourd’hui, Cuba a de nouveau des relations avec les États-Unis, les temps ont changé et que ce soit dans le domaine de l’éducation ou de la santé, la situation des habitants est terrible. 

 

Les petits-fils d'Ernest Hemingway en pèlerinage à Cuba 

 

Le ler janvier 1959, les révolutionnaires rebelles pénétrèrent dans Santiago de Cuba, renversant la dictature de Batista. Du 6 août 1958 jusqu’à la victoire, l’énorme disproportion entre les forces en présence nous avait contraints à nous déplacer sans cesse et à lutter sans relâche, et il semblait impossible que des civils sans armes, sans expérience et sans le moindre entraînement clans le domaine militaire parviennent à battre les forces ennemies, équipées par les États-Unis. 

Au long de ces cinq mois, j’ai envoyé d’innombrables lettres aux responsables des troupes rebelles. Au Che bien sûr, mais aussi à tous les combattants fidèles et courageux présents sur les différents fronts depuis le début de la lutte. Je lus ou fis lire de nombreux communiqués à l’antenne de Radio Rebelle. Ces messages, reproduits ici, montrent les difficultés auxquelles nous avons dû taire face et les décisions que nous avons dû prendre. 

Dans Les Chemins de la victoire, j’ai raconté comment nous avions organisé et initié la Révolution. Je pense qu’il est temps, maintenant, de relater en détail les événements qui nous ont conduits à La Victoire de la liberté. La victoire de la liberté, par Fidel Castro  (trad. Marie Kosmowski)

 

 

L'Élysée a diffusé un communiqué pour saluer la mort du Lider Maximo : « Fidel Castro était une figure du XXe siècle. Il avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu’elle avait suscités puis dans les désillusions qu’elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s’était achevée avec l’effondrement de l’Union Soviétique. Il avait su représenter pour les cubains la fierté du rejet de la domination extérieure. La France qui dénonçait les atteintes aux droits de l’homme avait toujours contesté l’embargo imposé par les Etats-Unis à Cuba. Elle s’était félicitée de son ouverture et du dialogue qui s’était rétabli entre les deux pays. »

 


Pour approfondir

Editeur : Temps Des Cerises
Genre : histoire essais
Total pages : 352
Traducteur :
ISBN : 9782841099702

L'histoire m'acquittera

de Castro, Fidel; Bonaldi, Jacques-Francois(Auteur) Jacques-François Bonaldi(Traducteur)

Fidel Castro, jeune avocat de 27 ans, assure lui-même sa défense lors du procès engagé contre lui après l'attaque, le 26 juillet 1953, de la caserne Moncada à Santiago de Cuba, qui reste dans les mémoires le signal annonciateur de la Révolution cubaine. Sa plaidoirie fait événement et est l'un des manifestes de ce que l'on pourrait appeler le "fidelisme" en ce qu'il annonce le programme des révolutionnaires.

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