Inscriptions aux concours en hausse, la victoire de Luc Chatel

Clément Solym - 21.07.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - chatel - education - professeurs


Cette année, plus de 69 000 candidats se sont présentés aux concours des professeurs de l'Éducation nationale, par rapport à 65 000 l'année dernière. Cette hausse de près de 7 % intervient alors qu'il y a un mois l’Éducation nationale avait lancé une vaste campagne de recrutement de professeurs (17 000 postes à pourvoir, dont 11 800 enseignants), à grands coups de spots radio et d’encarts dans la presse.

Une campagne qui a suscité de grands mécontentements alors que le gouvernement a annoncé la suppression de 16 000 postes à la rentrée. En effet, quelle est la logique politique de supprimer plus pour recruter plus ?


Dans un entretien accordé au Parisien, le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel s’explique : « Elle était nécessaire [la campagne] pour l’image du monde enseignant ». Il ajoute : « C’est vrai qu’on ne remplace pas la moitié des départs en retraite, mais, dans le même temps, on recrute les meilleurs pour succéder à ceux qui restent. »

Pour le ministre, le but de cette campagne a été d’« attirer les meilleurs talents » et de donner une « image positive de l’Éducation nationale
» alors que le recrutement s’opère à présent au niveau Master.
Il s’agirait donc de redorer le blason du Ministère, et surtout d’attirer un maximum de candidats pour n’en garder que les meilleurs, élargir l'entonnoir des sélections, en somme.

La campagne est un succès pour le ministre qui précise que « le nombre d’inscriptions a augmenté de près de 7 % par rapport à l’année dernière. Les candidats au concours de l’agrégation sont 11 % de plus et ceux pour le Capes externe 5 %. Seul le premier degré, 42 000 inscrits contre 43 000 en 2010, attire légèrement moins de candidats. » Il ajoute que la campagne « a directement généré 280000 visites sur le site Internet Leducationrecrute.fr, et 100000 autres sur les pages réservées aux concours ».

De plus, les concours aux postes d’enseignements dans les matières scientifiques et mathématiques ont connu le plus de succès avec un bond de 20 % de candidatures par rapport à l’an dernier.

Un regain dû à la crise et au besoin d’une sécurité de l’emploi ? « C’est un tout », répond Luc Chatel, « mais on ne fait pas le métier d’enseignant par hasard. C’est d’abord une vocation, la passion de transmettre des connaissances et des valeurs. »