Interdiction de bannir un livre de l'école (surtout sans l'avoir lu)

Clément Solym - 20.01.2009

Patrimoine et éducation - A l'international - interdiction - bannir - livre


Minuit dans le jardin du Bien et du Mal, a été édité en 1994, et la Beulah School Board (dans le Dakota du Nord, USA) a pourtant tout tenté, durant de longues journées de discussion pour que le livre soit banni des rayons de la bibliothèque de l'établissement. Il l'aura été, durant quatre jours, suite à une plainte de deux parents qui estimaient inappropriée cette lecture pour leur fils.

Et dans leur tentative d'instaurer leur propre univers Farenheit 451, ils auront échoué. Le directeur, Rob Lech, a remis les trois exemplaires à des élèves, qui sont allés les poser sagement sur les étagères et tout est rentré dans l'ordre.

« Nous savons que c'est un livre sombre, sinistre, mais parfois le monde est lui aussi sombre et sinistre », a-t-il déclaré. Choisi par une bibliothécaire scolaire tout spécialement, l'intéressée s'est expliqué sur cet ouvrage. Elle trouvait préférable que les enfants lisent Minuit, plutôt que de « regarder la télévision, où il n'y a pas de place pour l'imagination ».

Mais pour les parents, c'est toujours une mauvaise solution. La sagesse du Conseil scolaire a tout de même su, estime une employée de l'école, Olivia O'Quinne, que « l'interdiction d'un livre favorise l'ignorance ». Et elle a invité tous les parents présents à se pencher sur cette lecture, s'ils le souhaitaient.

L'histoire ne dit pas combien l'ont alors emprunté...