Investiture d'Obama : La force des grands discours politiques

Clément Solym - 09.01.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - Discours politiques - Obama - Investiture


On a beau critiquer les hommes politiques sur leur manque d'efficacité, il n'en demeure pas moins que nous sommes encore nombreux à ne pas rester insensibles à un discours politique. C'est d'ailleurs pourquoi la déception est souvent grande dès lors que la réalité fait son retour sur la scène. Toutefois, les discours politiques ne sont plus ce qu'ils étaient, il faut bien l'avouer. Il est loin le temps des Danton, Jaurès ou De Gaulle. 

 

Barack Obama

jamesomalley, CC BY 2.0

 

Toujours est-il que si vous êtes un passionné des grands discours politiques américains, il existe un ouvrage que l'écrivain et journaliste du LA Times, Hector Tobar, vous recommande. Il s'agit de American Political Speeches, le cinquième volume de la collection Civic Classics chez Penguin Books. 

 

On y trouve des grands classiques de l'histoire politique américaine : Lincoln y côtoie Martin Luther King Jr. Quarante textes pour faire le point sur le destin d'un pays. On peut même y (re) lire Ronald Reagan ou Richard Nixon, des choix qui peuvent nous paraître surprenants à nous Européens. Pourtant, eux aussi ont réussi quelques belles envolées lyriques, Watergate ou pas Watergate. Et puis après tout, Reagan n'était-il pas acteur ? 

 

Barack Obama complète ce petit panthéon des grands orateurs politiques des temps modernes. Peut-être qu'il relira les textes du livre pour préparer son second discours d'investiture. Il a tout intérêt à être à la hauteur de ses illustres prédécesseurs (chose qu'il sait fort bien faire au demeurant), car les Américains l'attendent au tournant. 

 

En tout cas, après avoir assisté à ce moment souvent théâtral programmé pour le 19 janvier, vous pourrez reprendre une dose de discours politique made in USA. Le 30 janvier sort en France le nouveau film de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis dans le rôle de Lincoln. Un peu mieux que « Moi Président... »