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Journée Malala : pour que l'éducation appartienne à tous

Nicolas Gary - 13.07.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - journée Malala - éducation - violences


C'est une standing ovation qui a accueilli la jeune pakistanaise, Malala Yousafzai, ce 11 juillet, à l'occasion de la journée qui lui était dédiée. A New York, au siège de l'UNESCO, elle était venue prononcer un discours très attendu. L'occasion pour l'ONU, durant cette journée, d'exhorter les gouvernements à travers le monde, à s'engager en faveur de l'éducation de tous, filles et garçons.

 

 

 

 

L'exemple de Malala est clairement significatif : visée par les talibans, dans le cadre d'un attentat, cette jeune femme est devenue plus qu'un symbole en réalité. « Quand une fille est déterminée à apprendre, qu'elle a le soutien de sa famille et de sa communauté, elle ne peut être arrêtée par personne », explique Kishore Sigh, rapporteur des Nations Unies, dédié à l'éducation.

 

 

L'ONU a diffusé la vidéo de ce discours prononcé hier. « Les extrémistes ont peur des livres », y explique la jeune fille. « Aujourd'hui n'est pas une journée qui m'est consacrée. C'est une journée qui appartient à toutes les femmes. »

 

 

 

 

Reste que l'exemple de Malala peut inspirer un grand nombre de mères et de filles, pour faire face aux tentatives d'intimidations, et exiger de leurs gouvernements qu'ils répondent à ce droit fondamental qu'est l'éducation, ajoute l'ONU. On pourra également consulter ce document vidéo réalisé par l'ONU.

 

 

 

 

L'ONU a également mis en ligne une partie de l'étude portant sur l'évolution de l'accès à l'école pour les enfants, de par le monde. 

 

Le document appelle à une action immédiate afin que les 28,5 millions d'enfants non scolarisés en âge de fréquenter l'école primaire et qui vivent dans des pays affectés par des conflits – soit la moitié des enfants actuellement privés d'éducation – puissent bénéficier d'une éducation. Les faibles progrès observés en matière de réduction du nombre d'enfants non scolarisés dans le monde n'ont pas bénéficié aux enfants qui vivent dans des pays affectés par des conflits ; ces derniers représentent aujourd'hui 50 % des enfants privés d'éducation, contre 42 % en 2008.

Cette annonce fait suite à la publication d'un nouveau rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés montrant qu'il y avait 15,4 millions de réfugiés fin 2012 – un nombre qui n'avait pas été atteint depuis 1994 – et que les enfants représentaient 46 % des personnes qui avaient été déplacées de force. Ces enfants sont perturbés à un moment crucial de leur processus d'apprentissage et, faute de pouvoir saisir l'occasion d'une éducation, ils risquent d'être confrontés tout au long de leur vie à une série de difficultés.  

Des 28,5 millions d'enfants non scolarisés en âge de fréquenter l'école primaire dans des pays touchés par des conflits, 12,6 millions vivent en Afrique subsaharienne, 5,3 millions en Asie du Sud et de l'Ouest, et 4 millions dans des États arabes. Dans leur grande majorité – 95 % – ils vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Les filles, qui représentent 55 % de l'ensemble de ces enfants, sont les plus durement touchées, car elles sont souvent victimes des viols et autres sévices sexuels qui accompagnent les conflits armés.  

Des 69 millions d'adolescents non scolarisés en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire, 20 millions vivaient dans des pays touchés par des conflits en 2011, dont 11 millions étaient de sexe féminin.  

 

Et d'ajouter : « De nombreux défis restent à relever pour les millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés. Aucun enfant ne devrait redouter les actes de violence, quand il souhaite apprendre. Les enfants ne doivent pas avoir à payer les frais de scolarité, les uniformes, ni les transports. Aucun enfant ne devrait avoir à travailler pour pouvoir manger. Les groupes vulnérables, notamment les enfants handicapés, les minorités, les migrants et les réfugiés ont tous besoin, et méritent, un soutien supplémentaire. »