L'affaire Betty Coton provoque des réactions fortes

Clément Solym - 07.03.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - betty - coton - enseignant


Après la lecture par un enseignant dans une classe de CM1-CM2 d'une scène de viol tirée du roman Betty-Coton (paru en 2005 chez Acte Sud Junior et aujourd'hui épuisé) pour évoquer l'esclavage, l'indignation est unanime. Les parents, interpellés par leurs enfants, ont rapidement fait part de leurs inquiétudes quand le ministre de l'Education nationale est allé jusqu'à demander des sanctions à l'encontre de l'enseignant.

 

La petite école de Marcel-Cachin, à Morsang-sur-Orge (Essonne) se retrouve soudain sous le feu des projecteurs avec la lecture d'un livre conseillé plutôt à un public adolescent. Et, la scène choisie par l'enseignant parait pour le moins incongrue vu le jeune âge de son public.

 

Les parents, regroupés en collectif, disent avant tout rechercher à éviter les récidives sans vouloir s'en prendre personnellement à l'enseignant ainsi mis en cause.

 

L'auteur même du livre Betty-Coton, Corinne Albaut, s'est dit très surpris d'apprendre qu'un enseignant utilisait son ouvrage au primaire. D'ailleurs, la réédition de l'ouvrage en janvier 2011 sous le titre Noir Coton chez Belin avait donné lieu à une édulcoration du passage incriminé.

 

Le chef de l'État, Nicolas Sarkozy, s'est même indigné de cette « idée folle », remettant en question la vocation que l'enseignant pouvait avoir. « Franchement, si c'est vrai, cela mérite d'être vérifié, permettez-moi de vous dire que si un enseignant a une idée aussi folle, il doit vraiment se poser la question de sa vocation », a-t-il expliqué durant son intervention hier soir sur France 2.