L'anglais en Espagne : Pearson racheterait 30 % de Santillana à Prisa

Clément Solym - 04.06.2009

Patrimoine et éducation - A l'international - Espagne - anglais - Pearson


Le groupe Santillana, filiale de Prisa, la firme espagnole avait dernièrement décidé la fermeture de trois librairies Crisol, décision « douloureuse » révélait un porte-parole.

Et comme la situation est tendue, l'éditeur de livres scolaires Pearson se penche un peu plus vers la société et pourrait prendre quelques parts dans Santillana, à savoir 30 % de l'entreprise, pour une somme de 360 millions €. Les pourparlers viennent de commencer, aussi personne ne souhaite commenter.

L'enseignement de l'anglais est un marché gigantesque et à échelle mondiale, seuls les gros joueurs dominent et disposent d'un accès global. Une participation à Santillana permettrait à Pearson de se tailler une part du gâteau hors des États-Unis, où le groupe est déjà présent et massif.

Grâce à d'excellents retours en mars, Pearson dispose par ailleurs d'une trésorerie lui permettant d'investir dans un secteur où ses concurrents traînent. Ainsi, le mois dernier, la firme annonçait le rachat de Wall Street English pour 145 millions $, une société offrant des cours d'anglais pour les adultes en Chine.

Prisa est désormais sous pression et doit choisir de vendre ses actifs ou trouver un autre investisseur sous un an. Selon diverses sources d'informations, la société est actuellement en train de finaliser sa restructuration, en négociations avec HSBC, BNP et Natixis. La vente partielle de Santillana fait désormais partie des options à étudier sérieusement.