L'échec scolaire plus difficile à supporter pour les filles

Clément Solym - 14.11.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - échec - scolaire - difficile


On ne cesse de répéter qu'elles sont plus douces et plus sensibles, est bien c'est désormais officiel, en plus, elles ne supportent pas l'échec scolaire. Pire, une étude montre qu'elles sont plus à même de tomber en dépression à l'âge de 21 ans, quand les garçons, eux, ne le vivent semble-t-il pas si mal...

« Pour les filles, les implications d'un échec scolaire sont plus importantes », explique Carolyn McCarthy, chercheuse à l'université de Washington, et qui a probablement elle, réussi ses études.

« Nous savons déjà que cela mène vers une aggravation de la pauvreté, des taux plus élevés de demandes d'assistance publique et fragilise la stabilité de l'emploi. Maintenant, cette étude nous démontre que l'échec scolaire peut avoir une influence significative et de grandes implications pour les filles. »

L'enquête a porté sur 800 jeunes filles de Seattle et Washington, examinant 18 établissements de ces deux villes, dont certains situés dans des quartiers à haut taux de criminalité. La répartition a montré que 45 % des filles et 68 % des garçons avaient connu un échec scolaire important, mais que pour 22 % de ces demoiselles il s'en était suivi une dépression, contre 17 % des garçons.

« Ce paradoxe montre que, si l'échec scolaire est plus atypique pour les filles, il a de plus graves répercussions pour elles quand il se produit », conclut Carolyn.