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L’éducation américaine unie contre la contrefaçon des manuels scolaires

Elodie Pinguet - 17.03.2017

Patrimoine et éducation - A l'international - manuels scolaire - contrefaçon manuels - alliance anti-contrefaçon


Depuis le 1er mars, les principaux fournisseurs et distributeurs du matériel pédagogique américain se sont alliés pour développer un ensemble de pratiques luttant contre les manuels contrefaits. Ainsi, Cengage, McGraw-Hill Education et Pearson vont collaborer avec Ingram et Chegg, apprend-on dans un communiqué.

 

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Le défi à relever est de taille. Ces dernières années l’éducation a enregistré une augmentation des livres contrefaits ce qui n’incite pas les éditeurs à investir « dans de nouveaux programmes et du matériel pédagogique ». Ces contrefaçons finissent donc par nuire à toute la chaîne, étudiants, éducateurs, distributeurs et éditeurs.

 

Pour lutter contre ce fléau et mettre un terme à la contrefaçon, les fournisseurs Cengage, McGraw-Hill et Pearson ont décidé d’unir leur force avec les distributeurs Ingram et Chegg. Comme le dit le PDG de Chegg, Dan Rosensweig, leur « intérêt est de s’assurer que les étudiants obtiennent les vrais manuels dont ils ont besoin, commandés et payés ».

 

Sur un site web stopcounterfeitbooks, les Anti-Counterfeit Best Practices, à savoir les meilleures pratiques anti-contrefaçons, seront répertoriées. Elles décriront les différentes étapes à effectuer « pour vérifier les fournisseurs et éviter les sources illégitimes ».

 

Ainsi, lorsqu’un distributeur trouve des livres contrefaits, il doit partager avec les éditeurs les éléments concernant les matériaux et les fournisseurs en cause.

 

Les éditeurs pourront ensuite faire valoir leurs droits juridiques légaux « contre quiconque facilite la distribution et la vente de manuels contrefaits, ainsi que ceux qui se livrent à la piraterie numérique ».

 

Le PDG de Cengage, Michael Hansen précise que : « Les pirates s’enrichissent aux dépens des étudiants, des auteurs, de nos employés et des actionnaires. Nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que le marché ait été nettoyé de tous les matériaux illégaux. »

 

Un sentiment partagé par le président de Pearson, Tim Bozik, qui parle de « vol de la propriété intellectuelle ». Il appelle à tous les acteurs du secteur à les rejoindre « pour relever ce défi », appel relayé par le président d’Ingram, John R. Ingram. Il faut « rendre le marché fiable pour les étudiants », pénalisés par ces traffics de manuels.

 

Le mois dernier, Cengage, McGraw-Hill Education et Pearson, ont lancé une procédure contre plusieurs revendeurs pour violation du copyright. Parmis ces revendeurs, on trouvait le géant d'internet Amazon.