L'herbier de la poétesse Emily Dickinson numérisé et mis en ligne

Heulard Mégane - 08.08.2019

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Emily Dickinson archives - herbier numerisation botanique - Bibliothèque Houghton


Figure majeure de la poésie du XIXe siècle, Emily Dickinson était aussi passionnée par les fleurs et la nature. En plus d'être un sujet régulier de ses poèmes, la nature l'a conduite à constituer un herbier, dans sa jeunesse, composé de près de 424 spécimens de plantes. La Bibliothèque Houghton, le département principal de Harvard des livres et manuscrits rares, a numérisé et mis en ligne ce document exceptionnel. 



 
Judith Farr, professeure d'anglais à la Georgetown University et auteure de The Gardens of Emily Dickinson, publié en 2004, note que de son vivant, Emily « est peut-être plus connue comme botaniste que comme poète ». En effet, il était de notoriété publique pour ses contemporains qu'elle avait prit des cours de botanique dès l'âge de neuf ans pour, avec ses sœurs, entretenir le jardin familial.

Leslie A. Morris, conservatrice des livres et manuscrits modernes à la bibliothèque Houghton, qui a rédigé l'avant-propos du fac-similé, a expliqué : « Nous pensons qu'elle l'avait terminé à l'âge de 14 ans. Une analyse de l'écriture indique qu'elles [les pages] datent à peu près cette période, et qu'il s'agit d'un livre terminé. »

L'herbier se présente sous la forme d'un album à la couverture verte à motifs, acheté chez G. & C. Merriam, une papeterie de Springfield. Disposés sur 66 feuillets, près de 424 spécimens de plantes et fleurs sont attachés par de petites bandes de papier. 

Les spécimens sont soit des plantes sauvages, soit des plantes vernaculaires de l'ouest du Massachusetts (où vivait Dickinson) soit des plantes d'intérieur. Chaque page est accompagnée d'une note manuscrite de Dickinson, où elle identifie chaque plante par son nom scientifique.
 
L'herbier fait depuis longtemps partie de la collection Emily Dickinson de la bibliothèque de Houghton, mais en raison de sa fragilité, l'original est dans une chambre forte depuis des années. En effet, les plantes ont été cueillies et pressées au début des années 1840. Morris déclare : « À l'occasion, nous laissions quelqu'un regarder la couverture, mais nous ne l'ouvrions pas. »
 

La poésie derrière l'herbier 


Il n'y a pas une réelle organisation de l'herbier, mais les fleurs sont disposées de manière assez artistique.

Certaines plantes comme le jasmin ou le troène, des fleurs et des plantes qu'aimait particulièrement Dickinson, ont une place plus importante dans l'ouvrage. 

Morris affirme : « Je pense qu'on pourrait lire beaucoup de choses dans l'herbier si on le voulait. Vous avez le jasmin pour la poésie et la passion [dans le langage des fleurs], et le troène pour l'intimité — sachant que Dickinson s'est recluse plus tard dans sa vie. »

Les thèmes floraux étaient, en effet, relativement centraux dans les poèmes de Dickinson.

Il est possible de consulter gratuitement, en ligne, sur le site de la bibliothèque d'Harvard.

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Via The Havard Gazette


Commentaires
"© President end Fellows of Harvard Collège Library"



Tiens, une bibliothèque qui pratique le copyfraud... c'est rare pourtant cool smile
Immense madame Dickinson.
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