L'histoire optionnelle en T°S : un faux débat ?

Clément Solym - 09.12.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - enseignement - histoire - terminale


Depuis quelques jours et notamment suite à la parution d’un appel signé par de nombreux historiens et philosophes dans le Journal du dimanche, une polémique prend forme autour du passage de l’histoire-géographie en option en terminale S. C’est là un des petits changements que devrait opérer la réforme des lycées qui rentrera en application dès la rentrée 2010.

Mais, à y regarder de près, on se demande bien pourquoi une telle polémique éclate sur ce sujet. C’est bien ce que déplore Christiane Allain, secrétaire générale de la FCPE. Il y a des points bien plus importants dont on devrait s’occuper, surtout quand on sait que « l'histoire n'est plus enseignée depuis des années dans les terminales de la filière technologique », rappelle-t-elle avec malice.

Quand on compare les volumes horaires, il y a une déperdition effective de 20 %  au niveau des heures consacrées à l'histoire-géographie. En l’état actuel, un lycéen orienté en filière scientifique a droit à 2H30 d’enseignement en première et en terminale par semaine. Avec la réforme, on passera à 4H/ semaine en première. Cette petite manipulation permet de sauvegarder un grande partie du programme d’enseignement actuel en histoire et géographie.

C’est également à ce titre que l’organisation lycéenne Uni-Lycée a rappelé dans un communiqué qu’elle apportait son « soutien à la réforme de l’enseignement de l’histoire en terminale S », rapporte l’AFP. Si les lycéens orientés en S veulent continuer à avoir de l’histoire-géographie en terminale, cette possibilité est préservée par le biais d’une option.

Lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, s’est aussi insurgé contre la manipulation que l’on fait actuellement autour des modifications apportées à l’enseignement de l’histoire-gégraphie. Il a tenu à préciser que le programme anciennement vu en terminale S « sera dorénavant étudié en classe de première », rapporte l’AFP.