L'informatique de La Poste préfère le français au c'h breton

Clément Solym - 19.01.2009

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Poste - français - breton


C'est assez original, mais cela ne manque pas d'humour : Yves Amiard, directeur de la Poste, section courrier, dans les départements du Finistère et du Morbihan, apprécierait que l'on n'ait plus recours au breton sur les lettres et cartes postales et le reste, quand on rédige une adresse et plus encore un lieu-dit. Pourquoi ? Les lecteurs optiques du service ne comprennent rien, et la graphie c'h les laisse perplexes.

Pour Christian Guyonvarc'h qui vice-préside le conseil régional, voilà une proposition « choquante et inacceptable, en contradiction flagrante avec la récente révision de la Constitution française qui a donné une première reconnaissance aux langues régionales ». Surtout que les apostrophes classiques du français ne semblent pas poser de problème particulier.

Alors, un racisme linguistique chez les lecteurs optiques ? Alors que l'UNESCO a de son côté insisté en 2006 dans une convention ce « patrimoine immatériel signée ratifiée par la France en 2006... » précieux, voilà une « contradiction flagrante avec la récente révision de la Constitution française qui a donné une première reconnaissance aux langues régionales », s'agace Christian.

Et lui-même un peu concerné, il enfonce le clou dans la galette - bretonne, ça va sans dire : « Et qu’en sera-t-il des familles de Bretagne qui portent dans leur nom ce c’h que la Poste prétend éradiquer ? Va-t-elle les priver du service postal ? » Francisation involontaire des noms bretons par la Poste ? C'est timbré !